Une étude bâloise met en lumière des disparités inquiétantes dans la prise en charge des femmes victimes d'un arrêt cardiaque. Le point avec le cardiologue Rainer Zbinden.
L'arrêt cardiaque demeure l'une des principales causes de décès dans le monde, malgré les progrès considérables réalisés en médecine. Mais une étude menée par une équipe de recherche de l'Université et Hôpital universitaire de Bâle a récemment révélé que les femmes ont moins de chances de survie après un infarctus, une inégalité qui pourrait être liée à des facteurs biologiques, mais aussi à des biais inconscients dans les traitements médicaux.
« Les femmes observées dans cette étude étaient plus âgées et plus malades que les hommes », nuance le Docteur Rainer Zbinden, médecin-chef en cardiologie au Centre hospitalier Bienne. « Leurs chances de guérison après un arrêt cardiaque étaient donc initialement plus faibles. Les hommes ont été plus facilement admis en soins intensifs, probablement parce que leurs chances de survie étaient meilleures. » Par ailleurs, les femmes, surtout les plus âgées, refusent plus souvent la réanimation ou les soins intensifs que les hommes.
En cas d’arrêt cardiaque, la technique de réanimation est la même pour un homme ou une femme. « Mais on constate que les femmes sont moins souvent massées que les hommes à l’extérieur de l’hôpital, probablement parce que les gens hésitent davantage à toucher une femme », indique encore le spécialiste.
Rainer Zbinden : « Beaucoup de gens ne sont pas suffisamment sensibilisés à la différence de symptômes entre hommes et femmes. »
- Douleurs thoraciques
- Irradiation dans le bras ou l’épaule gauche
- Douleurs abdominales
- Mal au dos
- Douleurs dentaires
En cas d’apparition de ces symptômes, le Docteur Rainer Zbinden recommande d’immédiatement contacter son médecin de famille. S’il n’est pas joignable, il faut contacter le 144. /ddc









