L’extinction de l’éclairage public ne va pas sans poser quelques problèmes et interrogations dans le Jura. Dernier exemple en date à Haute-Sorne. Lors du dernier Conseil général, une question orale de Gérald Membrez, qui relayait les peurs de certains citoyens, demandait aux autorités communales de remettre l’éclairage comme avant, ou alors d’allumer un candélabre sur deux. Pas une bonne option, en raison de la formation de zones d’ombres et pour l’adaptation de la vue, a expliqué la conseillère communale Céline Grellier. L’extinction de l’éclairage public durant une partie de la nuit a été mis en place depuis environ deux ans. La mesure permet d’économiser entre 4'000 et 6'000 francs par an. La commission des services communaux va étudier les ajustements possibles. Ces derniers pourraient être faits durant l’année.
En Ajoie, Fontenais semble se plaire dans le noir. Depuis environ trois ans, l’éclairage est éteint entre 23h et 5h dans toutes les rues, sauf près des passages pour piétons ainsi que lors de la fête du village. Aucune plainte n’a été déposée, selon la conseillère communale Valérie Bourquard qui relève que l’extinction nocturne représente environ 25'000 francs d’économie par an. Une somme non négligeable pour la commune qui est en train de remplacer ses luminaires par des LED. Rétropédalage en revanche pour son voisin Porrentruy. La Ville a décidé de faire un retour en arrière en remettant partiellement de la lumière la nuit, surtout pour une question de sentiment de sécurité. « On a dû faire une pesée d’intérêts entre les avantages et les inconvénients », explique le maire de Porrentruy Philippe Eggertswyler. Outre l’aspect économique, éteindre l’éclairage public représente des avantages pour la faune et la flore notamment.
Philippe Eggertswyler : « « Je crois que ce sentiment d’insécurité, il était important, même s’il n’y a pas eu d’incivilités majeures. »
Dans la Vallée de Delémont, la commune de Val Terbi poursuit sa volonté d’instaurer une extinction de l’éclairage public une partie de la nuit. Ombre au tableau : le système n’est pas encore au point. « C’est la cata ! », s’est exclamé le conseiller communal Yvan Burri. Le mandataire du projet est en train de tester les nouveaux commandeurs. Autre dynamique pour la ville de Delémont. La capitale jurassienne n’est pas complètement plongée dans le noir comme à Haute-Sorne. « La Ville de Delémont n’a jamais procédé à des extinctions en tant que telles. Ce qu’elle fait, c’est des réductions d’éclairage public », explique le chef des services industriels de Delémont. Michel Hirtzlin précise que le remplacement des luminaires par des LED est actuellement en cours. Sur 2'800 points que connait le réseau d’éclairage de la ville, 2'100 ont déjà été assainis.
Michel Hirtzlin : « Aujourd’hui la volonté, c’est de ne pas vouloir éteindre complètement, pour des questions d’ambiance de ville et de sécurité. »
Enfin dans les Franches-Montagnes, Saignelégier modernise actuellement son éclairage en installant des LED. La moitié du village en est déjà pourvu. Le conseiller communal Serge Parrat explique que le chef-lieu franc-montagnard n’a pas souhaité une extinction de l’éclairage public la nuit pour des raisons de sécurité. L’option d’un éclairage dynamique a été choisie, avec encore une réduction de l’intensité lumineuse de 90% entre 23h et 5h, mais le projet a pris du retard en raison d’un problème technique. /ech









