Faire le Rai-Tiai-Tiai, ce n’est pas gratuit

Il en coûtera environ une quarantaine de francs aux fêtards qui souhaitent participer au Rai-Tiai-Tiai ...
Faire le Rai-Tiai-Tiai, ce n’est pas gratuit

Il en coûtera environ une quarantaine de francs aux fêtards qui souhaitent participer au Rai-Tiai-Tiai qui se tient dans la nuit de lundi à mardi.

Depuis quelques années, les groupes de jeunes facturent une participation aux inscrits au Rai-Tiai-Tiai. (Photo d'archive). Depuis quelques années, les groupes de jeunes facturent une participation aux inscrits au Rai-Tiai-Tiai. (Photo d'archive).

Savez-vous qu’il faut payer pour participer au Rai-Tiai-Tiai ? Depuis quelques années, les groupes de jeunes facturent en effet une participation aux personnes qui vont faire du boucan dans la nuit de lundi à mardi sous les fenêtres dans les villages ajoulots. Il faut débourser environ une quarantaine de francs, à condition d’être membre d’une société de jeunesse. Si ce n’est pas le cas, le montant grimpe encore, selon les contacts pris avec quelques associations, qui appliquent des tarifs différents.

Au groupe des jeunes de Fontenais, c’est 70 francs pour les personnes externes à la société. Lucien Dubey, son président, estime que personne ne s’en plaint. D’ailleurs, le prix a été revu à la hausse cette année : « Il y a toujours autant d’inscrits. Même si le prix augmente, ça n’a pas l’air de les retenir. »

Lucien Dubey : « On arrive soit à zéro, soit on perd un peu d’argent. »

Un budget non négligeable

Avec cette participation financière, il n’est pas question de faire du bénéfice, mais de couvrir uniquement les frais, comme nous l’expliquent plusieurs présidents de sociétés. Si traditionnellement les casseroles servaient à faire du bruit, c’est désormais les sonos à plein volume qui chassent les mauvais esprits, avec parfois un DJ qui s’occupe du choix de la musique. Il faut donc trouver une génératrice et de l’essence pour alimenter l’installation, louer un tracteur et un char pour transporter le matériel et même défrayer le conducteur, qui ne fait plus forcément partie du groupe de jeunes. Enfin, n’oublions pas les dégâts, qui pourraient être occasionnés et qu’il faut rembourser une fois la gueule de bois oubliée. /ncp


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