Le chanteur français, qui a connu un immense succès dans les années 80 avec des tubes comme « Pour le plaisir », est décédé à l'âge de 80 ans dimanche à Fontainebleau, a annoncé son épouse Cléo à l'AFP.
C’est une figure de la variété française qui s’en est allée. Herbert Léonard est décédé dimanche soir à l’âge de 80 ans à Fontainebleau. C’est sa femme Cléo qui l’a annoncé. « Herbert est décédé à 18h à l'hôpital de Fontainebleau. Il luttait depuis quelque temps contre un cancer du poumon », a-t-elle précisé. « Je suis un chanteur de variété, un crooner comme on dirait en Grande-Bretagne. J'aime les textes qui ne sont pas de la poésie prise de tête », revendiquait Herbert Léonard qui a vendu plus de deux millions et demi d'exemplaires de « Pour le plaisir », le 33 tours de l'été 81 composé par l'animateur Julien Lepers.
« Herbert Léonard restera une figure incontournable de la variété et de la chanson d'amour en particulier. Il était très populaire avec des refrains qui sont dans tous les cœurs », a réagi Fabien Lecoeuvre, biographe et spécialiste de la chanson francophone, auprès de l'AFP. « En chantant l'amour avec passion, Herbert Léonard a marqué toute une génération de son empreinte. Inspiré par les crooners américains, il a su imposer sa voix unique et ses mélodies inoubliables. Elles continueront de résonner longtemps chez ceux qui l'ont écouté et aimé », a abondé la ministre de la Culture Rachida Dati sur X.
Fils d'un éboueur et d'une femme au foyer, Hubert Loenhardt est né en février 1945 à Strasbourg. Après une formation en dessin industriel, cet Alsacien aux yeux bleus devient guitariste des Lionceaux, un des multiples groupes qui ont fleuri dans le sillage des « Chaussettes noires », premier groupe de rock'n'roll français. Lee Hallyday, cousin et impresario de Johnny, remarque sa voix de ténor, lui trouve son nom de scène et le spécialise dans les reprises en franglais des succès rythm'n blues de la fin des années 60. Le succès vient en 1968 avec « Quelque chose en moi tient mon cœur ». Mais, deux ans plus tard, sa petite notoriété s'évapore après un accident de voiture qui le défigure temporairement. Il tente un retour en 1972, mais le cœur n'y est plus et le chanteur décide de changer de métier.
Aviation et retour sur scène
Passionné d'aviation et de modélisme, il devient journaliste spécialisé et publie « de nombreux articles de référence », a souligné Fabien Lecoeuvre. Il serait sans doute resté à Aviation Magazine si Vline Buggy, la parolière de « Belles, belles, belles » de Claude François, ne l'avait reconduit vers les studios au début des années 80. Devenu chanteur de charme, populaire et sans complexe, les succès se suivent et se ressemblent : « Pour le plaisir », « Amoureux fou » en duo avec Julie Pietri, « Mon cœur et ma maison », « Quand tu m'aimes », « Sur des musiques érotiques ».
Plusieurs concerts dans le Jura
Herbert Léonard a donné plusieurs concerts dans le Jura. Sa dernière venue remonte à août dernier lorsqu’il s’était produit au restaurant du Jura à Bassecourt dans le cadre d’un souper-spectacle. « Il y a eu deux phases. Celle dans les années 80-90 où il pouvait paraitre distant avec un agenda très chargé. Et il y a eu la phase lorsqu’il est notamment venu l’année passée à Bassecourt, où après 1h30 de concert il est allé se changer en cinq minutes et il est revenu pour une longue séance de dédicace. C’était sa marque de fabrique, qu’il y ait 2'000, 100 ou 400 personnes, il faisait le service après-vente et allait à la rencontre des gens », se souvient Claude Cattin, animateur à RFJ, qui a côtoyé Herbert Léonard dans le cadre d’évènements musicaux ou à la radio. /ATS-emu









