Une approche originale a été choisie pour Mars bleu, le mois international d’information sur le cancer du côlon, par l’Association pour le dépistage du cancer BEJUNE : un autocollant est distribué et pourra être apposé sur les portes des toilettes.
Une campagne qui s’invite… dans les toilettes ! À l’occasion de Mars bleu, le mois international d’information sur le cancer du côlon, l’Association pour le dépistage du cancer pour Berne-Jura-Neuchâtel (ADC BEJUNE) a opté pour une approche originale dans le but de sensibiliser la population. Un autocollant, arborant un petit personnage aux formes évocatrices, est distribué et peut être placé sur la porte des toilettes pour rappeler l’importance du dépistage. « Pourquoi les toilettes ? Parce que c’est un lieu qui est naturellement associé au côlon », explique Nathalie Fleury, la directrice de l’ADC BEJUNE.
Nathalie Fleury : « L’idée, c’était d’amener une touche d’humour dans notre communication pour essayer de dédramatiser la thématique. »
Environ 1'700 personnes décèdent chaque année en Suisse du cancer du côlon. Les 50 ans et plus sont les plus touchés par cette maladie qui évolue en général sur une longue période sans symptôme, d’où l’’importance du test de dépistage, appelé test FIT. Ce dernier est recommandé pour les personnes âgées de 50 à 69 ans, et à effectuer tous les deux ans, afin de détecter d’éventuelles traces de sang dans les selles. Après une consultation d’information, le kit de dépistage est remis dans une pharmacie partenaire ou auprès d’un médecin de famille agréé. Si le test s’avère positif, une coloscopie est alors proposée.
Les dépistages augmentent, un signal réjouissant
Le nombre de dépistages du cancer du côlon est en constante augmentation. Plus de 8'400 tests de dépistage ont été effectués en 2024 pour les cantons du Jura et de Neuchâtel. « Un record d’activité », relève Nathalie Fleury. Toutefois, cela représente environ 20% de participation dans le cadre du programme, contre 65%-70% pour le dépistage du cancer du sein. La crainte d’effectuer le test de dépistage du cancer du côlon soi-même, sans l’encadrement de professionnels de la santé, peut être un élément qui explique cette plus faible proportion de participation, selon la directrice de l’Association pour le dépistage du cancer BEJUNE.
« C’est une méthode facile à faire à domicile, qui est efficace et qui prend peu de temps. »
L’aspect financier ne doit pas être un frein, souligne enfin Nathalie Fleury. Cette dernière note que les différents examens médicaux proposés dans le cadre du programme de dépistage du cancer du côlon sont remboursés par l’assurance-maladie de base, hors franchise, et que le test revient au final à 4,60 francs. /ech









