Les représentants du monde agricole jurassien étaient réunis à St-Ursanne. Près de 120 personnes ont pris part à l’assemblée générale d’AgriJura. L’organisation faîtière des paysans est revenue sur une année 2024 marquée par des manifestations.
L’assemblée générale d’AgriJura vendredi à St-Ursanne s’est tenue devant quelque 120 personnes dans un climat plus apaisé que l’an dernier. On était alors en pleine révolte paysanne et 150 tracteurs avaient convergé la veille vers Saignelégier. Le directeur d’AgriJura François Monin a rappelé dans son rapport qu’une pétition munie de 70'000 signatures au niveau suisse a été déposée pour réclamer une meilleure reconnaissance, des contraintes administratives allégées et des prix à la production rémunérateurs. 2024 a aussi été marquée par une météo particulièrement humide et une maladie ravageuse pour le bétail, la langue bleue. Le Jura a été le canton le plus touché. Il a fait œuvre de pionnier pour le lancement d’un vaccin, mais 2025 s’annonce encore comme une année compliquée sur le front de cette épizootie. Sylvain Quiquerez, responsable de la production animale au niveau d’AgriJura et membre du comité de la caisse des épizooties, a fait le point devant l’assemblée : « Avec le nouveau pic attendu pour 2025, on recommande vivement de vacciner le bétail ». Il a aussi répondu aux interrogations de certains éleveurs préoccupés.
Sylvain Quiquerez : « 35 à 45% des exploitations ont été touchées par la langue bleue. »
Autre inquiétude, les chiffres qui sont en baisse l’an dernier dans deux piliers de l’agriculture jurassienne. Ils concernent la production laitière (diminution de revenus de 200 millions de francs) et les revenus liés aux céréales en recul de près de 30%. AgriJura s’est par contre réjoui du maintien par la Confédération des montants versés aux paysans pour la période 2026-29 et du refus par le peuple de l’initiative sur la biodiversité. Le nombre d’exploitations a, quant à lui, légèrement diminué passant de 896 à 884 entre 2023 et 2024. /rce









