La star de Pâques viendra-t-elle à manquer ? La question est dans l’air depuis que les grands distributeurs suisses ont agité le spectre d’une pénurie d’œufs. Le marché des œufs et celui de la viande de volaille sont en augmentation ces dernières années dans le Jura. Durant la période Covid, un manque important d’œufs s’est fait ressentir, puis le marché était saturé après l’augmentation de la production. Aujourd’hui, la tendance à la pénurie garantit un bon prix aux aviculteurs. Ceux-ci peuvent toucher jusqu’à 50 centimes pour des œufs bio, mais seulement la moitié en culture conventionnelle en raison de contraintes et de coûts moindres. Par exemple, le nombre de poules pondeuses par exploitation en culture biologique est limité à 4000 au maximum.
La famille Studer de la ferme des Boulaies à Lugnez s’est lancée dans l’élevage de poules pondeuses bio depuis quatre ans. Thibault Studer, aviculteur : « Il faut compter quatre à cinq heures de travail quotidien. Le tri des œufs représente le gros du travail. » Il faut compter une production de quelque 3600 œufs chaque jour.
Reportage au milieu des volatiles. /rce









