Une femme coupable d’avoir tenté d’organiser l’assassinat de son mari

La justice jurassienne a condamné lundi après-midi une femme qui a tenté de faire assassiner ...
Une femme coupable d’avoir tenté d’organiser l’assassinat de son mari

La justice jurassienne a condamné lundi après-midi une femme qui a tenté de faire assassiner son mari.

La justice jurassienne a jugé ce lundi une femme coupable d'actes préparatoires délictueux d'assassinat. (photo : Georges Henz) La justice jurassienne a jugé ce lundi une femme coupable d'actes préparatoires délictueux d'assassinat. (photo : Georges Henz)

Une Jurassienne a été reconnue coupable d’avoir tenté d’organiser l’assassinat de son mari. La quadragénaire a été entendue par le juge pénal à Porrentruy lundi en première instance, dans le cadre d’une procédure simplifiée. Elle a été condamnée pour actes préparatoires délictueux d’assassinat. La prévenue a reconnu les faits et a écopé de 10 mois de peine privative de liberté avec un sursis de deux ans. Elle devra également supporter les frais judiciaires qui s’élèvent à 32'000 francs.

Face au juge David Cuenat, c’est une femme timide et naïve qui a comparu. Une naïveté qui a d'ailleurs été mise en lumière dans un rapport psychiatrique. En 2022, la quadragénaire se sentait délaissée par son mari. Elle a décidé alors de se rendre sur un site de rencontre. La Jurassienne s’est confiée à un homme. L’assassinat de son mari lui semblait la meilleure solution pour éviter un divorce coûteux et obtenir une rente de veuve. Ce prétendu confident l’a mise en contact avec un soi-disant tueur à gages. Après quelques jours de conversation sur ce possible meurtre, la prévenue a changé d’avis. Mais son interlocuteur lui a fait du chantage. Après un premier versement, se sentant en danger, elle a contacté la police jurassienne qui a découvert ses plans pour tuer son conjoint et a donc enquêté sur cette infraction. Quant à l’argent, il a fini sa course en Afrique.


Du sursis pour éviter davantage de souffrance

Le juge a longuement hésité avant d’accepter la proposition de peine du Ministère public. Une proposition qui était acceptée par la défense. Le magistrat a finalement conclu que la femme avait déjà suffisamment souffert puisqu’elle est désormais séparée. Un de ses enfants a coupé tout contact. Elle a également passé deux mois de détention préventive, alors que son mari n’avait couru aucun risque. Selon toute vraisemblance, il n’y a jamais eu de tueur à gages. Le ou les arnaqueurs ont profité du malaise émotionnel et de la naïveté de cette femme pour lui soutirer de l’argent. /ncp


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