Le Gouvernement jurassien estime que la mise en place d’une telle structure n’est pas viable. Il a répondu à une question écrite de la députée Katia Lehmann (PS) en s’appuyant sur les conclusions d’un rapport genevois.
La création d’une caisse maladie publique jurassienne est semée d’embuches. En réponse à une question écrite de la députée Katia Lehmann (PS), le Gouvernement a émis certaines réserves quant à l’instauration d’une telle structure dans le canton. L’idée a pourtant été soutenue par la population jurassienne en votation fédérale en 2007 et 2015. Elle fait aussi son chemin ailleurs en Suisse, comme à Genève. L’élue ajoulote a voulu connaitre les appréciations de l’exécutif cantonal sur les conclusions d’un récent rapport d’experts genevois. Selon le document, la mise en place d’une caisse publique cantonale permettrait une baisse de 15% des coûts de la santé dans certains cas de figure. Alors que le Jura a connu une hausse de 42% des primes maladie en l’espace de dix ans, rappelle le Gouvernement.
Mais l’exécutif estime, en suivant les conclusions du rapport, que la création d’une telle structure n’est pas viable. Déjà parce que le Jura n’est pas assez peuplé pour avoir un nombre d’assurés suffisant. Il faudrait donc s’associer à d’autres cantons. Et ensuite, même avec une caisse publique supra-cantonale, le système devrait être complété par la création d’un réseau de soins intégrés pour contenir les effets démographiques et sociétaux sur les coûts de la santé. Un réseau lui-même soumis à différentes exigences de l’Office fédéral de la santé publique pour notamment assurer son financement.
Et si à Genève, Fribourg ou Neuchâtel des propositions de caisse publique cantonale ont été lancées, le Gouvernement jurassien estime que les récents refus d’initiatives cantonales par le Parlement fédéral sont un frein aux projets actuels. /nmy









