Peine définitive de 13 ans pour tentative d'assassinat

Un homme avait écopé de 13 ans de prison pour avoir tenté d’égorger son ex-compagne. Le condamné ...
Peine définitive de 13 ans pour tentative d'assassinat

Un homme avait écopé de 13 ans de prison pour avoir tenté d’égorger son ex-compagne. Le condamné, diabétique, reprochait à la justice jurassienne de ne pas avoir tenu compte de son état d’hypoglycémie. Le Tribunal fédéral rejette son recours ce jeudi.

 En 2022, un homme avait agressée son ex-compagne au couteau et tenté de l’égorger. (Photo libre de droits : illustration.) En 2022, un homme avait agressée son ex-compagne au couteau et tenté de l’égorger. (Photo libre de droits : illustration.)

Le couple avait vécu ensemble durant quatre ans, entre 2018 et 2021. Après leur séparation, un grave conflit les avait opposés au sujet de la garde de leur fille, née en 2019.

En février 2022, le recourant avait agressé son ex-compagne à la sortie de son travail. Il lui avait asséné plusieurs coups de couteau et tenté de l'égorger. La femme avait en particulier reçu une blessure large de 10 centimètres et profonde de 2 centimètres au cou. Seule l'intervention d'un voisin avait mis fin à l'attaque.

Dans son recours, l'homme reprochait au Tribunal cantonal jurassien d'avoir estimé que son agressivité n'était pas liée à un état confusionnel qui résulterait d'une hypoglycémie. Les juges n'auraient ainsi pas tenu compte des avis de deux expertes qui indiquaient qu'en-dessous d'un certain seuil, une hypoglycémie pouvait entraîner des troubles cognitifs ainsi que de l'agressivité.


L'hypoglycémie n'explique pas tout

De son côté, le Tribunal fédéral relève que l'instance précédente a ordonné une expertise psychiatrique qui n'a pas révélé de trouble psychiatrique. Le médecin a conclu que l'auteur était "pleinement capable d'apprécier le caractère illicite de ses actes".

Même si l'hypoglycémie a été établie au moment de l'attaque, le fait que le recourant ait gardé un souvenir précis des évènements ne parle pas en faveur d'un état confusionnel. Et cette conclusion est confirmée par l'enchainement précis de ses gestes et de ses déplacements.

Pour la 1ère Cour de droit pénal, le raisonnement du Tribunal cantonal n'est pas entaché d'arbitraire. Cette instance n'a pas ignoré l'expertise sur l'état de l'auteur. Elle s'est ralliée aux conclusions des experts qui étaient claires et confirmées par le déroulement des faits. Dans ces conditions, le recours doit être rejeté. /ATS


 

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