Le Parlement jurassien a accepté une motion pour l’élaboration d’une loi pour protéger les jeunes en âge de scolarité obligatoire de leurs effets potentiellement néfastes. Le Gouvernement jurassien attend que les choses bougent au niveau fédéral.
Le Jura veut participer à l'effort collectif face aux problèmes générés par les réseaux sociaux chez les mineurs. Le Parlement a accepté mercredi sans opposition une motion interpartis qui demande au Gouvernement de proposer une loi visant à protéger les jeunes en âge de scolarité obligatoire de leurs effets potentiellement néfastes. Le texte a été déposé par le député du Centre Vincent Eschmann, sur une initiative du bureau de la Commission interparlementaire de contrôle de la Convention scolaire. Cette motion a été soumise dans l’ensemble des cantons romands afin d’initier un débat sur les enjeux des réseaux sociaux tant sur le plan cantonal que fédéral. « Il n’y a actuellement pas de régulation à l’accès aux réseaux sociaux et un cadre légal est indispensable. Il est à préciser que, premièrement, notre intervention ne concerne pas l’utilisation des téléphones portables par les mineurs. Deuxièmement, la motion ne demande pas une l’interdiction pure et simple aux réseaux, mais une régulation », a expliqué Vincent Echmann à la tribune, faisant état d’une certaine urgence.
Martial Courtet : « C’est sur le plan fédéral que ça doit bouger au niveau légal. »
Le législatif a ainsi suivi le Gouvernement qui proposait d’accepter le texte. « Il est essentiel de limiter drastiquement l'accès aux smartphones, car les parents peuvent difficilement contrôler l'usage qu'en font leurs enfants », selon l’exécutif, pour qui la mesure la plus efficace serait une action de la Confédération sur les fournisseurs d'accès à la téléphonie et à l'internet. « On pourrait passer par une authentification formelle de la personne qui utilise la carte SIM », a expliqué le ministre de la Formation Martial Courtet, en relevant que seule la Confédération peut fixer des règles relatives à l'âge minimal aux fournisseurs d'accès autorisés en Suisse. « C’est un niveau fédéral que ça doit bouger au niveau légal, on ne va pas prendre des décisions par cantons », précise Martial Courtet. Une fois ce cadre donné, les enseignants prendraient le relai avec des campagnes de prévention dans les cantons. /emu









