Un peu plus de 50 jours après son entrée en fonction, Martin Pfister a choisi la place d’armes de Bure pour exposer ce lundi, sa stratégie pour garantir la sécurité du pays. Notre correspondant à Berne, Serge Jubin a sondé les parlementaires spécialistes des questions de défense et de sécurité.
Le nouveau conseiller fédéral Martin Pfister est entré en fonction il y a 56 jours. Il a choisi de présenter sa stratégie sécuritaire à la place d’armes de Bure ce lundi. Notre correspondant à Berne Serge Jubin est allé tendre son micro aux parlementaires spécialistes des questions de défense et de sécurité.
La future présidente de la commission de la politique de sécurité du Conseil national Jacqueline de Quattro (PLR) se réjouit que Martin Pfsiter « prenne ce département à bras-le-corps et ne tarde pas à communiquer les décisions qu’il entend prendre ». Pour cette dernière, il est important que la Suisse maintienne sa neutralité tout en travaillant de concert avec ses voisins pour se défendre.
Pour Isabelle Chassot (Le Centre), il est nécessaire d’adopter une vision moderne de la sécurité : « La guerre en Europe n’a plus le même visage, elle est devenue hybride, diffuse, permanente. L’ancienne n’a pas disparu, elle a été démultipliée par le numérique, le cognitif et l’invisible. »
Jean-Luc Addor (UDC) se montre plus critique : « On n’a quasiment rien vu. Pas d’impulsion majeure. (…) On a toutes les raisons de penser qu’il s’inscrit dans la continuité de Viola Amherd qui nous conduit tout droit dans les bras de l’Union européenne et de l’OTAN. » /sju-mlm









