Une nouvelle mesure de lutte contre le frelon asiatique

L’utilisation de produits biocides dans les forêts pourrait être autorisée dans le but de maîtriser ...
Une nouvelle mesure de lutte contre le frelon asiatique

L’utilisation de produits biocides dans les forêts pourrait être autorisée dans le but de maîtriser la prolifération de cet insecte ravageur. Le Jura s’est dit favorable à la modification de loi mise en consultation par la Confédération.

L'usage de biocides pourrait être autorisé pour lutter contre le frelon asiatique, sous certaines conditions. (Photo d'illustration : archives.) L'usage de biocides pourrait être autorisé pour lutter contre le frelon asiatique, sous certaines conditions. (Photo d'illustration : archives.)

Une aide nouvelle dans la lutte contre le frelon asiatique. L’usage de biocides dans les forêts pourrait devenir possible dès cet automne. La Confédération a mis en consultation une modification des bases légales quant à l’utilisation de ce produit chimique autorisé jusqu’à présent uniquement en milieu urbain. Le Canton du Jura a récemment fait part de sa position : il considère cette révision nécessaire, pour autant que l’utilisation de biocides soit appliquée de manière très stricte et bien encadrée, dans le but de préserver les zones forestières. Le recours à ces produits chimiques ne sera pas systématique. « On ne revient pas sur le principe que la forêt est un milieu à préserver à tout prix de ces produits chimiques », tient à préciser la cheffe de l’Office jurassien de l’environnement, Mélanie Oriet.

Mélanie Oriet : « C’est vraiment dans les cas où on se heurte à des problèmes techniques de faisabilité de la lutte. »

Les biocides pourront être utilisés lorsque les nids ne sont pas atteignables. (Photo : Office jurassien de l’environnement.) Les biocides pourront être utilisés lorsque les nids ne sont pas atteignables. (Photo : Office jurassien de l’environnement.)

Chaque situation sera ainsi évaluée au cas par cas. La cheffe de l’Office de l’environnement explique par exemple que lorsqu’un nid est problématique et qu’il n’est pas possible de le détruire par d’autres moyens mécaniques (nid trop haut ou inatteignable), l’utilisation ciblée de produits biocides sera, dans ce cas-là, l’ultime recours. Au niveau du danger qu’ils représentent, « les nids les plus problématiques sont ceux qui menacent, de manière nette, les ruchers, les colonies d’abeilles mellifères et les personnes », note Mélanie Oriet.

 Un biocide est une substance qui vise à détruire un organisme dont la présence est avérée, explique Mélanie Oriet.

Mélanie Oriet : « On devra rendre des comptes annuellement à la Confédération par rapport à ces autorisations exceptionnelles qu’on aura délivrées. »

Mélanie Oriet précise que l’Office jurassien de l’environnement devra renseigner la Confédération sur toute une série de données très techniques, comme le type de produit utilisé, les substances actives ou encore l’endroit où le produit biocide a été utilisé. Elle ajoute que « c’est une nouvelle tâche pour nous, mais ce sera le prix, peut-être, d’une lutte plus efficace contre ce ravageur ».


Biocides, pesticides… quelle différence ?

Difficile parfois de s’y retrouver avec ces termes. Pour les pesticides, « c’est une notion large, générique, qui peut englober plusieurs termes qui se terminent aussi par -cides, comme les herbicides, les fongicides », détaille Mélanie Oriet. Pour les biocides, en résumé et pour faire simple, c’est quand on a vraiment affaire à une substance qui vise à détruire un organisme dont la présence est avérée. « Dans ce cadre-là, on parle de biocides », poursuit la cheffe de l’Office de l’environnement. /ech


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