Une prolongation fructueuse pour la Tour de Moron

L’extension du délai de la campagne participative permet au Conseil de fondation d’obtenir ...
Une prolongation fructueuse pour la Tour de Moron

L’extension du délai de la campagne participative permet au Conseil de fondation d’obtenir le montant minimal souhaité. Plus de 20'000 francs ont été récoltés lors de cette mobilisation qui s’est terminée dimanche soir.

La campagne de financement participatif devait se clôturer le 18 avril. À ce moment-là, la cagnotte affichait 12'080 francs sur les 20'000 minimums souhaités.  (Photo : archives, Georges Henz). La campagne de financement participatif devait se clôturer le 18 avril. À ce moment-là, la cagnotte affichait 12'080 francs sur les 20'000 minimums souhaités. (Photo : archives, Georges Henz).

« C’est très encourageant et je suis super satisfait », confie Henri Simon, président du conseil de fondation de la Tour de Moron. L’emblématique édifice qui surplombe Valbirse obtient un sursis financier grâce à la campagne de financement participatif lancée à la mi-février. Alors qu’elle devait initialement se clôturer le 18 avril, après avoir récolté 12'080 francs, le choix a été fait de prolonger la campagne en ligne, faute d’avoir atteint le montant minimal souhaité de 20'000 francs. Le nouveau délai a pris fin dimanche 25 mai à 23h59, avec un compteur qui affiche plus de 24'000 francs. Cette somme permettra de couvrir les charges fixes qui représentent environ 15'000 francs par an. Cela englobe « les assurances, les fiduciaires, les charges de contrôle des fondations, l’entretien des alentours ou encore le contrôle de la sécurité », détaille Henri Simon. 

Henri Simon : « Je reçois des coups de téléphone et des courriers qui encouragent à remettre la tour en état. »

Une cagnotte doublée en seulement un mois, Henri Simon l’explique par l’intérêt généré grâce au prolongement du délai de la campagne participative. Si la majeure partie des dons provient du Jura et du Jura bernois, d’autres ont été enregistrés dans les cantons de Genève, du Valais ou de Zurich. Pour Henri Simon, c’est une preuve du rayonnement de la tour, amplifiée par l’aura de l’architecte Mario Botta. Quant à la mobilisation des entreprises, elle reste qualifiée de « réduite » par le président du conseil de fondation qui se veut toutefois moins pessimiste qu’un mois auparavant. Aucun rallongement du délai n’a été prononcé pour tenter d’atteindre le maximum de 30'000 francs désiré. Le conseil de fondation se fixe désormais d’autres objectifs, soit « refonder un nouveau conseil, une commission de construction et une commission de recherche de finances », dévoile Henri Simon qui garde en ligne de mire la remise en état de l’emblème qui tombe en ruine depuis 2022, ainsi que la construction d’un pavillon d’accueil des visiteurs, le tout pour un budget d’environ 1,5 million de francs.

Trois ans après les premiers effondrements, la volonté de remettre l’édifice en état reste forte. « Il y a lieu de trouver du sang neuf avec un nouveau conseil de fondation », fait savoir Henri Simon qui reste en attente du dénouement de la procédure pénale en cours auprès du Ministère public Jura bernois-Seeland. /vfe


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