Le baptême séduit de plus en plus d’adolescents et d’adultes. Une tendance qui s’observe également dans notre région. Si dans l’Église réformée, les demandes sont stables, elles ont pris la tangente chez les catholiques. « Les demandes de baptême ont triplé depuis quatre, cinq ans », explique Nadine Babey, responsable du catéchuménat des adultes pour le Jura pastoral, soit la partie francophone du diocèse de Bâle. Une hausse des demandes qui a des origines très variées. Par exemple, des enfants, dont les parents ont décidé de les laisser choisir une fois plus grands. Les adultes semblent faire une recherche plus spirituelle ou ont vécu, par exemple, une rencontre personnelle avec Dieu. En ce qui concerne les adolescents, « c’est une recherche personnelle », explique Nadine Babey. Ils sont souvent très bien informés. Ils ont fait des recherches sur internet ou encore sur les réseaux sociaux. Ils n’hésitent pas à parler de leur choix autour d’eux, ce qui était plus rare avant.
Nadine Babey : « Chez les adolescents, c’est une recherche personnelle. »
Attendre avant le sacrement
Une fois la demande de baptême faite, les catéchumènes ne reçoivent pas le sacrement dans la foulée. « Ce qu’on demande au Jura pastoral, c’est de vivre au moins deux carêmes », explique la responsable du catéchuménat des adultes. Une période durant laquelle les personnes suivent un programme de préparation. « Certaines pourraient être baptisées le dimanche suivant leur demande avec les motivations qu’elles ont. D’autres ont besoin de plus de temps pour se préparer », indique Nadine Babey.
Des défis pour l’Église catholique
Une hausse des demandes de baptême qui a des conséquences aussi dans l’organisation. Les catéchumènes sont accompagnés personnellement dans leur cheminement durant une année. Le défi est donc de trouver des gens. À noter que 17 personnes, adultes et adolescentes, sont actuellement en préparation pour recevoir le baptême, l’année prochaine à Pâques. Par ailleurs, plus de baptêmes, ne veut pas forcément dire plus de fidèles sur les bancs des églises de la région. Les catéchumènes viennent demander un sacrement. Une fois néophytes, ils ne ressentent pas forcément le besoin de se rendre à l’église le dimanche. Ils vivent leur foi à leur manière.
Une courbe stable dans les églises réformées de la région
Les églises protestantes ne connaissent pas, elles, une explosion des demandes de baptême. Les chiffres ont augmenté en 2022 avec une vingtaine de personnes en plus dans le canton du Jura et le Jura bernois. Mais cela peut probablement être un effet post-pandémie de Covid-19 et les interdictions de se réunir qui en découlaient. Dès l’année, suivante, les chiffres se sont à nouveau stabilisés, selon les statistiques transmises par les Églises réformées Berne-Jura-Soleure. /sbo









