Une Jurassienne a mené des recherches scientifiques sur la plus grande île du monde. Lisa Angiolini a récemment passé un mois au Groenland pour étudier les effets du réchauffement climatique dans le cadre du projet international GreenFjord. De mi-avril à mi-mai, la géographe à l’Université de Lausanne s’est concentrée sur le côté humain de la thématique. Elle a notamment réalisé une vidéo avec des élèves âgés entre 14 et 16 ans d’une classe du village de Narsaq. « Ils me parlent de leur rapport aux fjords, de ce que représente leur lieu de vie en termes de mobilité (…) ils m’ont aussi montré des pratiques de chasse et de pêche qui se transmettent entre les générations », explique Lisa Angiolini. La chercheuse a pu travailler avec Laine Chanteloup, professeure responsable du pôle géographie humaine de cette recherche.
Lisa Angiolini : « Là-bas il y a très peu de routes. On fonctionne beaucoup par bateau. »
A présent, la Jurassienne originaire de Glovelier et établie à Montreux va devoir exploiter les données récoltées sur le terrain. Les résultats des recherches vont être partagés avec la population locale. « Avec les écoles, on va faire des cours sur ce qu’on a appris et aussi leur transmettre du savoir », détaille Lisa Angiolini qui retournera au Groenland pendant trois semaines au mois d’août pour récolter des données auprès d’agriculteurs. « Les fermes ne sont pas proches des villages comme chez nous. Il faut prendre le bateau ou l’hélicoptère parce que ce sont des aires isolées. »
Des différences culturelles marquantes
Durant son mois de recherche, la géographe de 26 ans a pu constater d’importantes différences entre le Groenland et la Suisse. « Il y a un rapport au temps et au climat différent. Si le jour où vous devez voyager il y a les icebergs qui arrivent et qui bloquent le port, il faut accepter qu’on va être là et qu’on va rester là », témoigne-t-elle, encore marquée par « la gentillesse et l’accueil des gens très disponibles et chaleureux malgré la barrière de la langue. » D’un point de vue architectural, la couleur des maisons a retenu l’attention de Lisa Angiolini. « Pour les gens c’est aussi une manière d’amener de la vie et de la joie dans ce paysage très monochrome. » /nmy










