Le Moulin de Soubey est à reprendre

Le bâtiment construit en 1565, qui proposait ce samedi un programme spécial à ses visiteurs ...
Le Moulin de Soubey est à reprendre

Le bâtiment construit en 1565, qui proposait ce samedi un programme spécial à ses visiteurs dans le cadre de la Journée des moulins suisses, est sur le point de changer de propriétaire.

Jean-Jacques Dünki, propriétaire du Moulin de Soubey depuis 2013, doit se résoudre à le céder pour des raisons de santé. Il pose ici devant la chenau qui alimente la roue du moulin. Jean-Jacques Dünki, propriétaire du Moulin de Soubey depuis 2013, doit se résoudre à le céder pour des raisons de santé. Il pose ici devant la chenau qui alimente la roue du moulin.

Le Moulin de Soubey, un lieu d’histoire mais aussi de vie. Le bâtiment construit en 1565 appartient à Jean-Jacques Dünki depuis 2013. Le musicologue, écrivain et pianiste alémanique de 77 ans, très attaché à la région depuis sa tendre enfance, a récemment décidé de le vendre car le poids des années ne lui permet plus de s’en occuper comme il l’entendrait.

Le bâtiment, qui proposait ce samedi un programme spécial à ses visiteurs à l’occasion de la Journée des moulins suisses, a cessé ses activités en 1970, mais abrite aujourd’hui un petit musée de l’artisanat entretenu par Jean-Jacques Dünki. L’artiste se charge de conserver l’aspect original de l’édifice en partenariat avec l’association des amis du Moulin de Soubey fondée en 2016, dont il est le président. Au-delà du patrimoine, l’édifice détient une forte valeur émotionnelle et affective. Il est un véritable lieu de rencontres :

« Autrefois, les fermiers apportaient leur grain. En attendant qu’il soit moulu, on jasait, on jouait aux cartes, c’était carrément un lieu de rencontre, de marchandage parfois. Aujourd’hui, heureuse circonstance, la randonnée le long du Doubs passe tout près du moulin. Pendant la belle saison, maints randonneurs passent. Certains, intéressés par l’histoire du moulin, restent boire un café ou une bière et discutent. On a même trouvé des amis à travers ces visites », détaille l’artiste.

Jean-Jacques Dünki : « On a absolument voulu conserver cet esprit de lieu de rencontres. »

Pour acquérir le moulin, lieu où Jean-Jacques Dünki a trouvé « formidable de faire toutes ses écritures, le regard vers la forêt et les pâturages », il faudra s’acquitter de la somme de 494'000 francs. Et que l’on soit particulier, famille, groupe de personnes ou association, il serait bon de s’intéresser à la culture et à l’histoire de la région, et d’avoir une bonne connaissance de la langue française. En bref, « être amoureux de la région », exprime malicieusement le septuagénaire. Une région où il se voit bien rester après la vente du Moulin de Soubey. /nmy-tbe

La roue du Moulin de Soubey. La roue du Moulin de Soubey.


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