Le Club Alpin Suisse et SuisseRando ont lancé une campagne conjointe pour mettre en lumière les conséquences parfois problématiques des petites et grosses « commissions » faites en pleine nature.
Depuis la période Covid, la randonnée est de plus en plus en vogue en Suisse, une tendance encore plus marquée chez les jeunes. 60% des Suisses en seraient aujourd’hui adeptes, selon Lucie Wiget, collaboratrice au Club Alpin Suisse, et responsable d’une campagne lancée en collaboration entre le CAS et SuisseRando pour faire face à ces chiffres en hausse. Baptisée #posetapeche, elle vise à sensibiliser, avec un brin de provocation, les randonneurs face aux problèmes liés aux « besoins pressants » qui surviennent parfois en randonnée.
Lucie Wiget : « On a constaté une augmentation très importante des amateurs de randonnée. »
Axée sur les réseaux sociaux, elle met en lumière le fait que faire ses besoins en pleine nature peut avoir des conséquences néfastes insoupçonnées, mais bien réelles, surtout à certains endroits très fréquentés. En plus d’être désagréable pour les randonneurs qui suivraient, cela peut causer des dégâts à l’environnement, comme l’explique Lucie Wiget : « Si vous faites vos besoins dans ou proche d’une rivière ou d’un lac, vous allez impacter les organismes qui vivent dans ces cours d’eau en raison des résidus de médicaments ou de pesticides dans vos urines ou vos excréments. Le papier toilette qui reste sur place mettra beaucoup de temps à se décomposer, surtout en altitude où les températures sont faibles. » Et pour cause : il faut 1 an pour voir disparaître du papier de toilette, 5 ans pour les mouchoirs, et encore plus pour des lingettes humides. « Les animaux vont aussi manger ces déchets, vraiment mauvais pour eux », complète Lucie Wiget.
Lucie Wiget : « Ça a un impact sur l’environnement qui n’est pas négligeable… »
Pour pallier ça, le CAS et SuisseRando conseillent, dans la mesure du possible, de planifier ses besoins en fonction des infrastructures disponibles en début ou en fin de randonnée, ou lors de pauses sur le parcours.
Et lorsqu’on est pris par un besoin très urgent ? « L’idéal serait de s’éloigner du chemin sans se casser la figure, trouver ou creuser un petit trou pour y faire ses besoins, les recouvrir, et reprendre son papier toilette, au moyen d’un petit sac en plastique par exemple. » /comm-tbe









