L’antenne jurassienne de l’association romande pour la formation et l’intégration professionnelle profite depuis avril de son nouveau bâtiment à Delémont. Un outil qui lui permet d’améliorer l’accompagnement de ses bénéficiaires.
L’Orif prend ses marques dans son nouveau bâtiment. L’association à but non lucratif s’est installée depuis avril à la route de la Communance à Delémont. Des nouveaux locaux qui ont été présentés lundi à la presse, avant une journée portes ouvertes le 13 juin. L’association est spécialisée dans la réinsertion professionnelle de personnes atteintes dans leur santé. L’Orif Delémont forme principalement aux métiers techniques, largement représentés dans le tissu économique jurassien. Elle travaille en étroite collaboration avec l’Office de l’assurance invalidité du canton du Jura, son principal mandataire. Les bénéficiaires peuvent suivre une formation certifiée, prendre part à des stages en entreprise, toujours dans l’objectif de se réinsérer dans le monde professionnel. Aujourd’hui l’Orif Delémont accueille quotidiennement environ 80 bénéficiaires et espère en accueillir une centaine rapidement.
Le nouveau bâtiment devisé à 13,5 millions de francs offre désormais des locaux mieux adaptés à la mission de l’association. « Auparavant nous étions répartis sur plusieurs sites, explique son directeur Romeo Radice. Aujourd’hui nous avons pu regrouper tous les métiers au même endroit. » Avec cet avantage ; les ateliers de formations correspondent désormais mieux à ce que l’on retrouve dans l’industrie. « L’intérêt c’est de préparer au mieux les bénéficiaires à ce qui les attendra. L’idée c’est de coller au plus près de la réalité économique, pour ne pas trouver de décalage lorsque la personne s’en ira en entreprise. » Jamais loin des ateliers, les maîtres socioprofessionnels encadrent les personnes dans leur formation.
Romeo Radice : « L’idée c’est de les préparer au mieux à ce qui les attendra dans le monde du travail »
Une nouvelle voie trouvée dans le décolletage
Parmis les bénéficiaires en formation ce lundi, Ermin s'affaire derrière sa machine. Âgé de 38 ans, il entreprend aujourd’hui une formation de décolleteur après avoir subi un accident. « Je travaillais dans la logistique. Aujourd’hui cela m'est impossible. Mon dos ne me permet pas de porter plus que 5kg », explique-t-il. Mais il a trouvé sa nouvelle voie professionnelle à l’Orif. « L’assurance invalidité m’a proposé cette solution. J’ai été accompagné et on a déterminé une activité qui correspond à ma situation. C’est un travail minutieux que j’aime beaucoup. C’est totalement différent de ce que je faisais avant. C’est un travail épanouissant. Il y a un mal pour un bien j’ai envie de dire. »
Ermin : « C’est un travail épanouissant, très satisfaisant »
Une mission qui doit vivre avec son temps
L’Orif a été créé en 1948. Sa mission était alors de réadapter la population d’après-guerre. Près de 80 ans plus tard, la mission a évolué, comme l’explique Romeo Radice : « L’état de santé de la population n’est plus le même. Les besoins de l’économie ont également évolué. À l’Orif, on se situe entre ces deux mondes-là. On veut répondre aux besoins de l’économie ainsi qu’à ceux de notre mandataire principal qui est l’assurance invalidité. On essaie d’être entre ces deux milieux pour répondre également aux besoins des bénéficiaires, pour qu’ils puissent réintégrer un jour le monde du travail. » /tna













