Montfaucon n’a pas dit son dernier mot dans son projet d’indépendance énergétique. Après le refus d’une première version en assemblée communale fin octobre, les autorités de la commune franc-montagnarde en proposent une nouvelle. Dans un tout-ménage transmis ce lundi à la population, le Conseil communal indique pouvoir profiter « de conditions spéciales et avantageuses » suite à un partenariat conclu entre Innergia, la société vaudoise à la base de l’initiative, et l’énergéticien bâlois Primeo Energie. Ce dernier ne faisait pas partie de la première mouture. Son intégration permet à la commune de prendre moins de risques financiers, assure le maire de Montfaucon.
Xavier Schaffter : « Plutôt que de prendre le risque dès le départ, on va le prendre après coup, quand on sait que ça fonctionne. »
L’entreprise rhénane endossera le cautionnement de départ qui s’élevait à 5,8 millions de francs sur la première version mais dont le montant a été réduit et sera dévoilé aux citoyens le 17 juin lors d’une séance d’information. Primeo Energie jouera son rôle « jusqu’à ce que ce projet soit viable » et que la commune reprenne ensuite le cautionnement à sa charge, explique Xavier Schaffter qui se dit satisfait d’avoir pu répondre à certaines craintes de la population. Le maire précise que la commune participera à hauteur de 40'000 francs dans le capital des Services industriels de Montfaucon. Ce point sera d’ailleurs voté en assemblée communale le 30 juin prochain.
Il faudra à nouveau vite se décider
Entre la séance d’information et l’assemblée communale, les citoyens de Montfaucon auront treize jours pour faire leur choix. Lors des débats concernant le premier projet, le manque de temps pour se décider avait déjà fait grincer les dents des opposants. Xavier Schaffter est « conscient des délais qui sont donnés et de la problématique que ça peut amener, mais on n’a pas trop eu le choix. » La pression pèse sur les épaules de l’exécutif taignon car les partenaires Innergia et Primeo Energie ont indiqué au maire que leur proposition tenait jusqu’à fin juin. « C’est l’occasion à saisir maintenant. C’est la dernière qu’on aura pour un projet comme celui-là », lance Xavier Schaffter qui espère un dénouement différent de celui du 28 octobre dernier. /nmy









