Le Presstival, premier festival dédié au journalisme suisse romand, prend vie ce samedi sur le terrain alternatif de la Gurzelen. Il interroge l’avenir d’une profession en pleine mutation.
Depuis longtemps, le journalisme traverse une période de grands bouleversements : fermetures de titres, réductions massives des effectifs, mutations technologiques et défiance croissante du public. C’est pour réfléchir à ces défis tout en rassemblant la profession autour d’un événement convivial et ouvert que le Presstival voit le jour.
Organisé bénévolement par des journalistes passionnés issus de toute la Suisse romande, ce tout premier festival s’installe sur le terrain en friche de la Gurzelen, à Bienne, un lieu emblématique d’un ancien stade urbain réhabilité en espace alternatif. Un choix symbolique fort, pour un festival qui entend défricher l’avenir du journalisme dans un cadre festif. Jessica Monteiro, responsable communication du Presstival, revient sur la genèse de ce projet inédit.
Jessica Monteiro : « Moins de journaliste, c’est moins de couverture de l’information locale. C’est quelque chose qui nous inquiète. »
S’ouvrir au public pour tisser des liens
Le Presstival propose une journée riche en conférences, débats, expositions et rencontres, autour de thèmes d’actualité comme l’intelligence artificielle, le traitement de l’information dans les zones de conflit ou encore les nouveaux formats journalistiques. Pour les organisateurs, l’événement est aussi un pont entre les professionnels des médias et le grand public, invité à venir poser ses questions, partager ses critiques ou simplement découvrir la diversité du métier.
Tout le programme du Presstival est à découvrir ici. /ddc










