La réforme des pompiers dans le Jura a encore suscité des discussions animées. Une séance d’information entre le groupe de travail qui planche sur cette réforme et les représentants des communes de la Vallée de Delémont a tourné au vinaigre mardi soir. Cette information a été révélée le lendemain lors de la réunion de l’Association jurassienne des communes.
Face aux questions et divergences d’opinion sur la réforme Pompier JU 2020, le président du groupe de travail et inspecteur cantonal John Mosimann aurait coupé court aux discussions... Son attitude est décriée par les élus.
Une fin de séance mouvementée
Plusieurs maires présents à cette séance indiquent que John Mosimann a quitté la salle abruptement alors que subsistaient beaucoup de questions et de remarques. Le président du groupe de travail le reconnaît, il a mis fin à la séance, toutefois sans claquer la porte, tient-il à relever. « Les discussions tournaient en rond, les questions étaient hors cadre », ajoute-t-il. John Mosimann estime qu’un SIS a monté une cabale contre la réforme. Selon nos informations, il fait référence au SIS 6-12 qui regroupe les communes de Courrendlin, Courtételle et Rossemaison. Un des maires concernés justifie les remarques formulées en indiquant que le SIS 6-12 perdrait une trentaine de pompiers et que le point de départ ne serait plus Courtételle. D’après lui, le côté humain et social du pompier n’est pas pris en compte dans la réforme. De son côté, John Mosimann affirme qu’on lui a reproché de passer en force et que c’est faux. « J’ai perdu mes nerfs », reconnaît-il en rappelant qu’on en est au stade de proposition de réforme et que certains éléments doivent encore être discutés et affinés. Après cette séance houleuse, le président du groupe de travail doit reprendre son bâton de pèlerin et s’entretenir encore avec les représentants des communes franc-montagnardes ce jeudi soir et ajoulotes lundi. /mle









