La Coeuvatte polluée à la suite de l’incendie de jeudi dernier

Environ 95% de la population piscicole a été décimée entre Coeuve et la frontière française ...
La Coeuvatte polluée à la suite de l’incendie de jeudi dernier

Environ 95% de la population piscicole a été décimée entre Coeuve et la frontière française, indique l’Office de l’environnement mardi. Cette mortalité est directement liée aux eaux d’extinction utilisées pour maîtriser l’incendie.

La quasi-totalité des poissons de la Coeuvatte est morte, entre Coeuve et la frontière, à la suite de l'incendie de jeudi dernier. (Photo : Office jurassien de l'environnement) La quasi-totalité des poissons de la Coeuvatte est morte, entre Coeuve et la frontière, à la suite de l'incendie de jeudi dernier. (Photo : Office jurassien de l'environnement)

La quasi-totalité des poissons présents dans la Coeuvatte est morte, entre le village ajoulot et la frontière française. L’Office cantonal de l’environnement en a fait la révélation ce mardi. Environ 95% de la faune piscicole a été décimé. Ce taux important de décès est directement lié à l’incendie qui a ravagé une ferme à Coeuve jeudi dernier, confirment les investigations menées par l’Office de l’environnement. Les eaux utilisées pour l’extinction ont à la fois transité par les réseaux d’eaux claires et usées, ce qui a provoqué une pollution aiguë.

Un constat de mortalité a été d’abord signalé en France voisine, détaillent les autorités. L’Office jurassien a procédé à l’installation d’un bassin de décantation en aval d’une conduite d’eaux claires dans le but de réduire les impacts résiduels. Les dommages étaient toutefois « irréversibles ». La totalité des truites, à savoir quelques dizaines d’individus, ainsi que plusieurs centaines de chabots ont été décimés. Les poissons sont vraisemblablement morts dans les minutes qui ont suivi le rejet des eaux d’extinction, selon l’état de décomposition observé.

Cette pollution était « inévitable » à cause de l’importance du sinistre, des risques encourus et des volumes d’eau utilisés, détaille la communication du Canton. La station d’épuration située à Lugnez n’est pas suffisamment grande pour gérer ce type de sinistre et n’a donc pas pu contenir l’ensemble de la charge polluante.

L’Office de l’environnement va dresser un bilan global des pertes piscicoles en collaboration avec les autorités françaises et « définir de possibles mesures visant à limiter l’impact de tels événements sur le milieu naturel » avec les Services d’incendie et de secours. /comm-jad


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