Elle témoigne après une agression pour sensibiliser

L’une des victimes des trois agressions sexuelles qui se sont produites jeudi dernier à Bienne ...
Elle témoigne après une agression pour sensibiliser

L’une des victimes des trois agressions sexuelles qui se sont produites jeudi dernier à Bienne a décidé de sortir du silence. Elle espère que cette mise en garde permettra aussi d’identifier l’auteur.

Jeudi dernier, trois femmes ont été agressées sexuellement en plein jour à Bienne. (Photo d'archives.) Jeudi dernier, trois femmes ont été agressées sexuellement en plein jour à Bienne. (Photo d'archives.)

Elle témoigne pour que personne ne subisse le même traumatisme. Jeudi dernier, trois femmes ont été agressées sexuellement en plein jour à Bienne. Et aujourd'hui, l'une d’elles a décidé de sortir du silence.

Elle est la deuxième victime à avoir croisé la route de l'individu ce jour-là, lorsqu'elle promenait son chien dans la forêt du Bärlet, comme elle l’explique au Journal du Jura. L’homme la dépasse une première fois, en la saluant avec un grand sourire. La Biennoise l’apercevra encore à trois reprises lors de sa balade. Puis, vers 11h45, il lui agrippe les fesses en proférant des obscénités. Malgré un coup de coude, l’homme ne fuit pas. L’appel à la police n’y change rien non plus ; il reste près d’elle. Finalement, à la lisière du bois, il finira par partir lorsque la victime se met à crier et qu’elle est entendue par une autre femme qui s’est également mise à hurler depuis son balcon.

Aujourd’hui, les traces de cette agression sont encore bien présentes. « Cette crainte, cette peur, c’est ce qui te reste », témoigne-t-elle, expliquant avoir des difficultés à retourner dans la forêt. Le sommeil est aussi devenu difficile. Quant aux trajets jusqu’à son travail, ils se font désormais soit avec une collègue ou avec son mari.


Témoigner pour alerter

L’auteur, lui, n’a pas encore été appréhendé. La Police cantonale bernoise a lancé un appel à témoins pour tenter de l’identifier. Selon la description, il s’agit d’un homme âgé de 25 à 30 ans, mesurant entre 1m80 à 2m, à la peau et aux cheveux foncés, s’exprimant en français et vêtu d’un short au moment des faits.

La Biennoise qui a accepté de se confier espère que son témoignage permettra ainsi de faire avancer l’enquête. Mais avant tout, elle souhaite que ses paroles puissent servir de mise en garde. « J’aimerais vraiment que le message passe. J’aimerais que les gens puissent lire l’article et se dire ”peut-être que je devrais faire attention” », explique-t-elle au JdJ. Elle enjoint d’ailleurs toutes les femmes victimes à sortir du silence. « La honte doit changer de camp », conclut-elle. /map-amo


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