Tomber malade en été, ce n’est pas nécessairement couvrir une grippe. Le président de la section romande de l’association suisse des droguistes Laurent Bühler évoque un « abus de langage » quant à l’utilisation du terme « grippe de l’été ».
Nez qui coule, douleurs musculaires ou encore maux de tête, ces symptômes ne sont pas toujours synonymes de grippe. En cette saison estivale, vous avez peut-être entendu parler de la grippe d’été, mais ce terme est en réalité « un abus de langage », explique Laurent Bühler, gérant d’une droguerie à Saint-Imier. Celui qui est aussi président de la section romande de l’association suisse des droguistes pose les bases d'un mal qu'il appelle « les malades du week-end ». Après avoir beaucoup travaillé, tiré sur la corde et mis leur organisme en tension, ces personnes tombent malades dès lors qu'elles se relâchent, comme c'est le cas l'été avec la période de vacances.
Laurent Bühler : « C’est plutôt lié à des états personnels. »
La climatisation, cette fausse amie
Que ce soit l'avion, le train ou la voiture, la plupart des moyens de transport actuels sont climatisés. Si cette technologie peut paraître confortable, elle peut aussi être source de symptômes grippaux, explique Laurent Bühler :
« Si on ne compense pas cette perte d’humidité dans l’air, c’est notre corps qui le fera. »
Travailler sur son immunité et apprendre à connaître ses faiblesses en santé peuvent aider à limiter les risques de maladie cet été. « S'écouter c'est la meilleure chose », admet Laurent Bühler. Pour ne pas passer vos vacances cloué au lit ou avec une boîte de mouchoir à la main, il recommande de faire un travail sur le côté symptomatologique en cas de signes légers. /vfe









