Un camp pour partager ses réalités monoparentales

Le site de Vaumarcus accueille jusqu’à vendredi le camp mères-enfants organisé par Pro Junior ...
Un camp pour partager ses réalités monoparentales

Le site de Vaumarcus accueille jusqu’à vendredi le camp mères-enfants organisé par Pro Junior Fribourg. Une bouffée d’oxygène qui permet aux mamans de toute la Suisse romande d’échanger et de suivre des ateliers le matin, pendant que les enfants participent à de nombreuses activités.

Les mamans participent le matin à des ateliers encadrés par des spécialistes pendant que les enfants prennent part à des activités. Les mamans participent le matin à des ateliers encadrés par des spécialistes pendant que les enfants prennent part à des activités.

 

Un cadre idyllique pour s’éloigner du quotidien et se rendre compte qu’elles ne sont pas seules. Pro Junior Fribourg organise cette année encore ses traditionnels camps mères-enfants. Cette semaine, 13 mamans et leurs enfants de toute la Suisse romande ont élu domicile à Vaumarcus. Les adultes participent le matin à des ateliers pour développer leurs compétences parentales pendant que les enfants sont occupés à diverses activités. L’après-midi est libre. 

Ce camp existe depuis plusieurs années. À chaque fois, des thématiques différentes sont abordées avec les mamans. Cette semaine, les ateliers sont organisés autour du thème « chacun sa place » et des émotions, comme l’explique Anne Fragnière, consultante en psycho-socio-éducation et formatrice au camp. Elles apprennent par exemple « comment gérer la colère et les limites pour elles et leurs enfants. C’est un assez grand travail de développement personnel qu’elles ont la chance de pouvoir faire. » La thérapeute explique également que dans le monde actuel, être parent est un véritable défi, mais être parent solo l’est encore davantage. « Il n’y a pas de moments où elles peuvent s’isoler. La pression est constante. » Lors de ce camp, Anne Fragnière donne des pistes à ces mamans pour qu’elles puissent prendre soin d’elles, avoir du temps pour elles.

 

Anne Fragnière : « On travaille ici à d’abord réfléchir à ce qui m’empêche de prendre soin de moi et qu’est-ce que j’aime faire. »

Des réalités partagées

Sarah participe pour la première fois à ce camp mis sur pied par Pro Junior. Elle est venue avec Thomas, son fils de 7 ans et demi, qui a perdu son papa il y a trois ans. Elle s’est retrouvée dans la situation de parent solo du jour au lendemain. « Ce qui est extraordinaire ici, c'est qu'on se retrouve dans un univers où on se comprend toutes. » Ces mamans partagent le même quotidien, même si leurs histoires sont différentes. « On a des défis spécifiques à notre situation et qui ne sont pas toujours compris par l’entourage. »

Sarah : « Pour nous, en tant que maman solo, c’est compliqué d’avoir des moments de répit. »

Karla prend part à ce camp pour la troisième année de suite. Elle explique, comme Sarah, que « tout d’un coup, on doit tout gérer », à la fois le travail, les enfants, mais aussi les émotions. « Nos émotions à nous, mais aussi les émotions des enfants et on est complètement perdues ». L’entraide entre maman et les conseils qu’elles peuvent se donner durant le camp sont aussi très précieux pour Karla. Elle a d’ailleurs gardé des contacts avec certaines participantes des autres éditions.

Karla : « J’ai pris conscience que j’avais le droit de ressentir des émotions. »

Le camp mères-enfants se tient jusqu’à vendredi à Vaumarcus. Il s’agit du deuxième de l’été. Un troisième camp a lieu la semaine prochaine à Jaun. Les pères solos ne sont pas oubliés. Ils sont accueillis la semaine prochaine à Leysin avec leurs enfants. /sma


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus