Après avoir expérimenté et constaté la difficulté de certains jeunes à trouver un logement dans la ville de leurs études, David Giudice a créé le site colloc.ch. Une plateforme qu’il finance et gère en totale autonomie et avec laquelle il espère aider la formation de colocation de jeunes dans la région et partout en Suisse.
Une fois sa maturité gymnasiale en poche, le Neuchâtelois David Giudice envisageait de poursuivre ses études en terres lausannoises. Mais la réalité l’a rattrapé lorsqu'il a rencontré beaucoup de difficultés à trouver une place en colocation dans la capitale vaudoise. C’est cette expérience, et celles racontées par ses amis, qui l’a motivé à développer une plateforme en ligne dédiée à la recherche de colocations, colloc.ch, alors qu’il poursuivait finalement ses études en informatique de gestion à Neuchâtel.
David Giudice : « Je suis tombé sur une story Instagram de quelqu’un qui cherchait une colocation et je me suis dit que c’était impossible d’en trouver une comme ça. »
Un projet totalement autonome
Colloc.ch a vu le jour en novembre dernier et recense des annonces de chambres disponibles en Suisse romande, mais permet également aux personnes à la recherche d’un logement de l’indiquer via un post. Ce site, créé de manière totalement autodidacte par David Giudice, compte plus de 200 inscrits depuis son lancement et a hébergé jusqu’à présent une septantaine d’annonces. La plateforme est gratuite, à part pour quelques fonctionnalités premium récemment ajoutées, et financée directement par le Neuchâtelois grâce à « son argent de poche » qu’il gagne dans ses jobs étudiants, nous explique-t-il. Pour pouvoir se permettre une telle autonomie, David Giudice s’efforce de trouver des solutions peu coûteuses et a aussi pu compter sur un prix. Il a remporté la 3e place et le prix du public BCN Boost pour son projet.
Une volonté de se distinguer
David Giudice affirme ne pas vouloir proposer « une simple plateforme de recherche de logement ». En effet, le jeune insiste sur le fait qu’en colocation, ce qui compte avant tout ce n’est pas tant l’aspect de l’endroit, mais les gens avec qui on le partage. Pour ce faire, un système de filtre est proposé sur le site et les potentiels futurs colocataires peuvent effectuer des recherches en fonction de leurs préférences : sexe, âge, hobbys,… Un moyen de se distinguer des canaux actuels de recherche via Instagram, Facebook ou petites annonces postées à l’Université, explique le jeune entrepreneur.
« C’est l’expérience qu’on va retenir dans une colocation. »
Une garantie de sécurité
Dernier point qui tenait à cœur à David Giudice : empêcher l’accès à son site aux fraudeurs ou personnes malveillantes. Pour ce faire, un système de connexion via les identifiants étudiants fournis par les hautes écoles et universités est possible et offre directement un badge de certification. Puis, il est possible de dénoncer les potentiels annonces suspectes et de laisser des avis sur les différents utilisateurs.
« On peut signaler les annonces qu’on pense frauduleuses et il y a possibilité de noter les colocataires. »
Le Neuchâtelois de 22 ans espère encore voir son site évoluer ces prochaines années et gagner en reconnaissance au-delà de la Suisse romande. /cde









