L’échinococcose alvéolaire, plus connue sous le nom de « maladie du renard », est en augmentation en Suisse. Rare mais sérieuse, cette infection parasitaire s’attaque au foie humain et peut être mortelle sans traitement.
Elle est provoquée par un petit ver vivant dans l’intestin du renard. En déféquant, celui-ci libère des œufs dans la nature. Ces œufs peuvent contaminer des mulots… ou accidentellement l’humain, via des chiens ou des baies cueillies en forêt.
« Le risque principal concerne les propriétaires de chiens qui les laissent fouiller dans les bois », explique le Pr Daniel Genné, infectiologue au Centre hospitalier de Bienne. « Le chien peut transporter les œufs sur son museau… et transmettre l’infection à l’humain. »
Les symptômes apparaissent souvent après plusieurs années et imitent ceux d’un cancer du foie : fatigue, douleurs abdominales, jaunisse. Le nombre de cas en Suisse est passé d’une poignée dans les années 1990 à près de 70 aujourd’hui.
La meilleure protection reste la prévention : laver soigneusement fruits, plantes sauvages, et mains après un passage en forêt. /ats-jse









