Boris Beuret : « La tendance concernant la consommation de lait s’est massivement inversée »

Le président des producteurs suisses de lait Boris Beuret se réjouit de voir qu’après plusieurs ...
Boris Beuret : « La tendance concernant la consommation de lait s’est massivement inversée »

Le président des producteurs suisses de lait Boris Beuret se réjouit de voir qu’après plusieurs années de stagnation, la consommation de lait et de produits laitiers est repartie à la hausse en 2025.

Le lait revient à la mode. (Photo libre de droits : illustration) Le lait revient à la mode. (Photo libre de droits : illustration)

Le lait et les produits laitiers ont le vent en poupe. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse de Swissmilk paru récemment. Après des années de stagnation de la consommation globale, le lait revient en force auprès des consommateurs, qui le voient comme un aliment local, riche en nutriments et entièrement naturel. Concernant les chiffres les plus marquants, cette année, le cottage cheese enregistre une augmentation de 23,4% par rapport à 2024, et le séré enrichi en protéines de 30% environ. A noter encore une augmentation de 9,5% pour la mozzarella suisse et de 5,7% pour le fromage en général. Quant aux boissons lactées, leur hausse atteint 8,4% et celle du lait de consommation 1,1%. Cette observation est tout à fait réjouissante, selon Boris Beuret, président des producteurs suisses de lait.

Boris Beuret : « Le consommateur se tourne à nouveau vers des produits peu transformés. »

« On observe une tendance au retour à la consommation de produits hautement nutritifs et peu transformés », explique Boris Beuret. Swissmilk essaie d’ailleurs d’axer sa communication sur des faits scientifiques qui attestent des qualités nutritives du lait. « À titre d’exemple, si vous voulez absorber une quantité de protéine en buvant un verre de lait, vous devriez absorber 246 verres de boissons végétales à base de riz pour avoir le même apport », raconte Boris Beuret. Selon lui, le consommateur ne reste pas indifférent à ces nouvelles connaissances. « La réalité scientifique prend le dessus sur certaines modes des années passées », sourit-il.

Boris Beuret : « On a aussi d’autres soucis actuellement, notamment l’exportation du fromage vers les Etats-Unis. »

Si les perspectives sont plutôt réjouissantes, il faut toutefois rester vigilant, notamment en raison des incertitudes liées aux droits de douane aux États-Unis. « Les exportations de fromage vers les États-Unis ont diminué de 18% depuis le début de l’année. On a donc là une frilosité au niveau du marché du fromage qui nous donne d’autres défis à résoudre », explique-t-il encore. /lge


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