Le passionné d’astronomie Damien Lachat a mesuré l’activité de l’exoplanète Kepler-17b. Les données collectées ont été transmises à l’Agence spatiale européenne qui étudie le phénomène.
Une observation la tête dans les étoiles à Vicques. Pour la première fois, l’activité d’une exoplanète a été mesurée depuis l’observatoire astronomique du village. Par exoplanète, comprenez une planète qui ne se trouve pas dans le système solaire, mais en dehors de celui-ci. L’Agence spatiale européenne a lancé un vaste programme pour les étudier. Elle demande aux amateurs d’y participer afin de garnir sa base de données. Soucieux de contribuer à la recherche, Damien Lachat a tenté l’expérience avec succès. Observation impossible à l’œil nu.
L’intérêt pour les exoplanètes est né il y a une trentaine d’années. Leur étude avance et l’Agence spatiale européenne (ESA) entend bien y donner un vrai coup de fouet avec sa future mission ARIEL prévue en 2029. La finalité, c’est notamment de définir « si on est seuls dans l’univers », déclare Damien Lachat. Des exoplanètes de la taille de la Terre ont déjà été identifiées. L’idée est maintenant de savoir s’il est possible qu’il y ait de la vie, ajoute encore l’habitant de Bassecourt. D’ici à dans trois ans, l’ESA entend collecter de nombreuses données, afin de connaître l’activité de ces exoplanètes. Pour ce faire, elle sollicite l’aide des amateurs. Damien Lachat a souhaité étudier Kepler-17b, une exoplanète « de type Jupiter ». Comme cet astre n’est pas visible à l’œil nu, le Vadais a réglé son télescope. Pour mesurer l’activité de l’exoplanète, Damien Lachat a identifié l’étoile autour de laquelle elle tourne. En fonction de la luminosité de l’étoile, il devient alors possible de valider la présence de l’exoplanète et d’en estimer la taille, notamment. La contribution du passionné vadais est, certes, petite par rapport à la masse de travail des spécialistes, mais elle nourrit une recherche extrêmement dense. /mle









