Quarante ans après la sortie du premier film de la série Retour vers le futur, Cédric Blanc a réalisé son rêve d’adolescent : dans son garage, sans aucune connaissance de base en mécanique, il a entièrement retapé une DeLorean.
Petit, « au grand désespoir » de ses parents, il démontait la télévision ou le magnétoscope « pour voir comment c’était fait. » Pas étonnant qu’à l’âge adulte, Cédric Blanc se soit lancé dans la rénovation d’une voiture ! Avec un peu plus de succès que lorsqu’il était enfant puisqu’à l’époque, « il n’y avait pas de vidéo pour expliquer comment remonter ces objets, ce qui posait problème. » La voiture en question ? Pas n’importe laquelle : une DeLorean, voiture mythique, presque personnage à part entière, de la trilogie cinématographique Retour vers le futur dans laquelle « Doc » l’utilise comme machine à voyager dans le temps. Domicilié au Val-de-Ruz, conseiller en orientation au Val-de-Travers, Cédric Blanc n’est ni mécanicien ni ingénieur. « J’aime beaucoup bricoler, je restaure de vieilles bricoles, mais une voiture, c’était une première ! » Tout est parti d’une passion pour la série de films sortis dès 1985. « Alors adolescent, avec l’un de mes amis, je pouvais en réciter toutes les répliques et j’ai toujours eu envie de posséder un jour cette voiture. »
Cédric Blanc : « J’ai bricolé un convecteur temporel avec une guirlande de Noël ! »
Le rêve commence à devenir réalité un peu après son quarantième anniversaire. « J’avais un peu d’argent de côté et j’ai décidé de me renseigner pour acheter une DeLorean d’occasion. » La perle rare se trouve en France, dotée d’une carrosserie et d’un moteur en plutôt bon état. « Il a fallu refaire les périphériques du moteur, réparer et restaurer plusieurs éléments et revoir le système électrique arrière ainsi que l’alimentation en essence », détaille Cédric Blanc. Avec l’avantage non négligeable que les pièces de la marque se trouvent facilement sur le marché : « Quand l’entreprise a fait faillite, elle avait encore en stock de quoi construire une soixantaine de voitures. Les pièces détachées ont été rachetées par un Anglais installé au Texas et il est très facile de trouver des revendeurs. La plupart des pièces sont d’origine, mais l’on peut aussi trouver sur le marché de nombreux éléments refabriqués plus tard, en impression 3D par exemple. » Au moment de mettre les mains dans le cambouis, Cédric Blanc s’est appuyé sur des connaissances et des conseils techniques et mécaniques dénichés sur Internet et sur les nombreux forums dédiés. À l’exception du système de freinage dont il a confié la remise en état à un garagiste professionnel, Cédric Blanc a ainsi pu rénover seul sa DeLorean.
Cédric Blanc : « Le plus dur a été de changer l’élément structurel du toit. »
Une pièce de musée… à louer ! Depuis une année – l’expertise au Service cantonal des automobiles et de la navigation passé avec succès après notamment un test de bruit – Cédric Blanc est heureux de pouvoir profiter de sa voiture. Il avoue toutefois la trouver plus à l’aise dans son garage que sur les routes de la région : « Je ressens une certaine fierté d’avoir pu restaurer cette voiture quasiment sans aucune connaissance de base en mécanique, mais je l’utilise finalement très peu, elle attire trop les regards. C’est plutôt une pièce de musée. » De là à la garder jalousement et secrètement, Cédric Blanc n’y songe pas, bien au contraire. « Je serais ravi de pouvoir en faire profiter d’autres personnes en la mettant en location pour des événements privés comme des anniversaires, des mariages, des soirées geek ou retro ! » /aes









