L’heure était au rangement, samedi, à Soulce. Les jeunes participants du tout premier camp JUBACA (Jura Berne Au Camp) démontaient leurs constructions, rassemblaient leurs affaires, refermaient une parenthèse de deux semaines de vie en communauté. Du 21 juillet au 2 août, près de 400 scouts et 150 bénévoles ont vécu ensemble ce qui restera comme le plus grand camp d’été scout jamais organisé dans le Jura.
« Si je devais résumer ce camp en un mot ? Le partage, sourit Raphaël Seuret, membre du comité d’organisation. Pouvoir être là durant deux semaines, parfois dans la boue, c’est aussi une cohésion qui est meilleure dans l’esprit scout. » La météo capricieuse et la pluie n’ont en rien gâché l’expérience selon Raphaël Seuret. « Au niveau sécurité on avait tout prévu, on a bien géré à ce niveau-là. C’est vrai que d’être un peu dans le mauvais temps ça engendre un meilleur partage entre les gens. »
Cohésion et résilience
Le camp visait notamment à renforcer la cohésion entre les différentes unités régionales. Objectif atteint selon Flavien Chappuis, scout à Vicques, qui a encadré une unité. Ce qui l’a marqué : l’état d’esprit face à une météo peu clémente. « On a eu de la pluie, du froid, mais il y avait des sourires sur le visage des enfants, ce qui a largement contribué à la l’énergie du camp pour les activités comme monter des bivouacs ou jouer à la balle brûlée sous la pluie. » De la solidarité, Sika, scoute à Delémont, en a aussi vu chez les anciens. « C’était un grand moment de partage. C’était incroyable car beaucoup de bénévoles étaient d’ancien scouts. Et de voir ces mamans et ces papas heureux de retrouver leurs traditions c’était super. »
A noter que la population de Soulce et des alentours a également répondu présent. Que ce soit pour proposer des activités aux scouts ou donner un coup de main au camp. « Une habitante de Soulce nous a préparé à manger un soir lors de la préparation du camp. Elle a tellement apprécié qu’elle est revenue ensuite pour nous aider lors des repas, » explique Raphaël Seuret.
Raphaël Seuret : « Si je devais résumer ce camp en un mot ? Le partage. »
Durabilité et remise en état des lieux
Acteur incontournable de ces deux semaines, les terrains mis à disposition par trois exploitants qui ont accueillis ce petit village éphémère. Tout a été pensé pour que les champs ne souffrent pas trop du passage des scouts. « L’un de nos objectifs était la durabilité, explique Raphaël Seuret. C’est notamment pour cela que nous avons installé des caillebotis un peu partout, ils permettent au terrain de respirer. Dès qu’ils seront enlevés, l’herbe repoussera rapidement. »
Les plus jeunes aux commandes de la prochaine édition ?
C’est donc la première édition du camp JUBACA qui s’est achevée samedi. Plusieurs cars sont passés prendre les participants pour les ramener chez eux. Quant à savoir si une prochaine édition verra à nouveau le jour dans la région, Raphaël Seuret se veut optimiste. « Dans les autres cantons un tel camp se fait tous les 5 ou 10 ans. Je pense que les plus jeunes qui seront responsables dans quelques années auront envie de refaire un projet pareil. » /tna
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