Semaine décisive pour la récolte des damassons

Les petites mains s’affairent au pied des damassiniers pour récolter la petite prune star du ...
Semaine décisive pour la récolte des damassons

Les petites mains s’affairent au pied des damassiniers pour récolter la petite prune star du Jura. Dans les vergers de Lionel Richard, petit producteur ajoulot, la qualité des fruits est bonne, mais les quantités apparaissent très variables selon les endroits.

Lionel Richard est satisfait du rendement de ses damassiners dans ses vergers de Pleujouse. Lionel Richard est satisfait du rendement de ses damassiners dans ses vergers de Pleujouse.

C’est le cliché jurassien de la saison : les grands filets étendus sous les arbres dans les vergers, et la main-d’œuvre qui s’active pour ramasser et trier les damassons. La récolte est intense cette semaine avec une météo clémente qui s’y prête particulièrement bien. « Il ne fait pas trop chaud donc le fruit ne cuit pas une fois tombé sur les filets, les damassons sont juste en parfait état », se réjouit Lionel Richard, petit producteur ajoulot de damassine AOP, qui s’affaire dans ses vergers de Pleujouse depuis le début de la matinée ce mercredi.

Reportage

Quelques fruits restent encore sur les arbres. Quelques fruits restent encore sur les arbres.

« Les prunes sont belles, pas de défauts, pas de pourriture. Au goût, c’est très aromatique et sucré, ce qui est bon pour sa transformation en alcool », analyse Lionel Richard. Un bon point pour la qualité en vue de la distillation. Les quantités sont en revanche assez difficiles à estimer et apparaissent très disparates selon les régions.


Beaucoup de fruits à Pleujouse, nettement moins à Villars-sur-Fontenais

« Je dirais que c’est une année moyenne. J’ai aussi des vergers à Villars-sur-Fontenais où il y a quelques fruits, mais pas de quoi mettre des filets et récolter en quantité. Alors qu’ici à Pleujouse, il y en a passablement et on voit tout le monde en train de ramasser dans les vergers voisins. On voit aussi qu’il en reste sur les arbres alors que beaucoup sont déjà tombés. Pour un petit producteur comme moi, c’est cool, ça va me faire un peu de stock », sourit Lionel Richard qui a annoncé plus ou moins 1 tonne de fruits auprès de l’Interprofession de la damassine, ce qui reste loin de son record de 3 tonnes récoltées en 2018. Ces variations entre les années constituent un véritable défi pour les petits producteurs qui ne brassent pas de grosses quantités contrairement aux grands producteurs-distillateurs.

Lionel Richard reconnaît plutôt bien vendre sa damassine AOP, malgré des défis propres aux petites productions

Lionel Richard a annoncé environ une tonne de fruits cette année auprès de l'interprofession de la damassine, ce qui reste loin de son record de 3 tonnes en 2018. Lionel Richard a annoncé environ une tonne de fruits cette année auprès de l'interprofession de la damassine, ce qui reste loin de son record de 3 tonnes en 2018.

« Ce qui est délicat quand on est petit producteur, c’est que l’on doit démarcher des clients. Et une fois qu’on les a, il faut essayer de les garder et si les quantités fluctuent trop, c’est compliqué. Il faut donc garder un minimum de production, quitte à acheter des fruits à gauche à droite. Dans mon cas, avoir des arbres à Villars-sur-Fontenais et à La Baroche permet de lisser ces différences entre les années », explique le producteur ajoulot qui s’est lancé il y a une dizaine d’années pour diversifier ses revenus d’agriculteur. /jpi


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