Un assainissement complémentaire de l’ancienne décharge de Bonfol est nécessaire. Les travaux vont débuter ces prochains jours, selon un communiqué transmis mardi matin par le Canton. L’industrie chimique bâloise réalise depuis plusieurs années des surveillances sur le site et un rapport d’analyse des risques a conclu qu’un assainissement des zones sableuses était nécessaire. « On le savait depuis un certain nombre d’années qu’il faudrait le faire », affirme Mélanie Oriet, cheffe de l’Office de l’environnement. Les travaux seront effectués sur une zone située au nord-est du périmètre. Elle est constituée de lentilles de sables dans lesquelles une certaine quantité de produits chimiques s’est échappée. « Pour l’instant, cela ne provoque pas d’atteinte à l’environnement et cela ne menace ni les eaux souterraines ni les eaux de surfaces. Toutefois, avec l’évaluation des risques qui a été faite, on est parvenu à la conclusion qu’il pouvait y avoir un risque sur le long terme avec des substances chimiques qui pourraient se remobiliser et atteindre les eaux de surface », souligne Mélanie Oriet. C’est pourquoi il est important d’agir dès maintenant.
Mélanie Oriet : « Ces travaux visent à terminer complètement l’assainissement de ce site pollué. »
C’est donc la première fois depuis 2016 que des travaux de ce type vont avoir lieu sur ce site qui a été renaturé depuis. Toutefois, cet ouvrage sera nettement moins conséquent que l’assainissement principal, selon Mélanie Oriet. « On parle ici de l’excavation de quelques milliers de mètres cubes seulement, contre plusieurs centaines de milliers de tonnes pour l’assainissement principal. C’est donc vraiment terminer ce qui devait être fait sur ce site de Bonfol », explique-t-elle.
Mélanie Oriet : « Il pourrait y avoir un risque sur le long terme. »
Au total, ces travaux devraient couter environ 8 millions de francs, une somme totalement prise en charge par l’industrie chimique bâloise qui touchera également des subventions de la Confédération. Cet assainissement complémentaire s’étendra sur une durée d’environ six à neuf mois. Après le remblayage, le site sera reboisé et un suivi environnemental devra être mis en place pour s’assurer que les objectifs d’assainissement ont bien été atteints. /lge









