Après la publication de sévères critiques envers Martial Courtet, le ministre, l’auditeur, la vice-présidente du Gouvernement et le président du Centre réagissent sur RFJ.
Après la publication de l’audit qui fait état de sévères critiques à l’encontre du ministre du Département de la formation, de la culture et des sports (DFCS), RFJ a recueilli les réactions de Martial Courtet, de l’auditeur Daniel Held, de la vice-présidente du Gouvernement Nathalie Barthoulot et du président du Centre Mathieu Cerf.
Le ministre estime être allé « jusqu'au bout de la démarche » et avoir été totalement transparent avec l'auditeur et mettra en oeuvre un plan d'action. Malgré les conclusions du rapport, il souhaite poursuivre son travail au Gouvernement et à la tête du DFCS. Toutefois, « si on se rend compte qu'il n'y a pas de changement et que les gens ne veulent pas partir dans une nouvelle dynamique, j'en tirerai les conséquences », a-t-il affirmé en direct sur les ondes de RFJ.
En conclusion de l’audit, l’auditeur Daniel Held estime qu’il y a « beaucoup de peur, beaucoup de méfiance. Ce climat n’est pas sain ». Alors que Martial Courtet a affirmé sa volonté de rester candidat aux élections cantonales de cet automne, Daniel Held juge cette « opération relativement risquée parce que le succès n’est pas garanti ».
Daniel Held : « Les équipes doivent être prêtes à lui redonner une chance, et ça je ne peux pas l'assurer. »
Du côté du Gouvernement jurassien, des mesures ont été annoncées : « Nous avons décidé de la mise en œuvre d’un plan d’action », a déclaré la vice-présidente de l’exécutif Nathalie Barthoulot. Il s’agira notamment de « protéger celles et ceux qui souffriraient encore. Nous allons aussi renforcer l’accompagnement des collaborateurs et définir de nouvelles modalités », a ajouté la ministre de l’Intérieur.
Nathalie Barthoulot : « Au final nous observons qu'il y a un problème au sein du DFCS. »
Martial Courtet sera-t-il un candidat du Centre ou un candidat indépendant lors des élections du 19 octobre ? C’est désormais le parti qui a le dernier mot. Le président du Centre Mathieu Cerf explique qu’un comité directeur convoqué en urgence doit se tenir ce mercredi soir et qu’une décision sera communiquée jeudi. /mmi









