Le village de Vicques a accueilli ce samedi l’assemblée des délégués des Vert-e-s suisses. Les membres ont notamment accepté une résolution à visant à sortir définitivement du nucléaire. Le texte adopté à l'unanimité prend le contre-pied de l'initiative « Stop au blackout » et du contre-projet. Ce dernier veut lever l'interdiction de construire une nouvelle centrale nucléaire, rappelle le parti écologiste dans la résolution.
Les Vert-e-s ont par ailleurs appelé à accepter la nouvelle identité numérique, en votation le 28 septembre. Les délégués ont également soutenu l'initiative pour l'avenir, mais refusé l'initiative service citoyen, toutes deux soumises au vote le 30 novembre. Ils ont décidé de soutenir l'initiative sur les loyers, lancée par l'Asloca.
Le plan canicule du parti a aussi été présenté aux délégués. Partant du constat que les vagues de chaleur de plus en plus extrêmes mettent en danger la santé publique, affaiblissent les écosystèmes, accentuent les inégalités sociales et menacent la sécurité alimentaire de la population, les Vert-e-s promeuvent toute une série de mesures.
Conseil fédéral épinglé
Dans son discours inaugural, la présidente du parti Lisa Mazzone a critiqué la politique néo-libérale du Conseil fédéral, soutenu par la « majorité bourgeoise », qui « se positionne systématiquement du mauvais côté de l'Histoire », a-t-elle lancé en évoquant la politique helvétique envers la Chine, les États-Unis et Israël.
Selon elle, les droits de douane de 39% imposés par les États-Unis à la Suisse sont une conséquence directe du modèle économique promu par la droite. La Genevoise a aussi dit avoir « honte » du Conseil fédéral, « incapable jusqu'à aujourd'hui de condamner clairement les crimes de guerre israéliens » dans la bande de Gaza
La présidente a, par ailleurs, appelé les autorités à prendre des mesures pour lutter contre les féminicides. « La Suisse doit enfin faire de la sécurité des femmes une priorité », a-t-elle déclaré. /ATS









