Cette année, les vendanges arrivent plus tôt que d’habitude. Un printemps précoce, suivi d’un mois de juin et d’un début juillet particulièrement chauds, ont accéléré la maturité des raisins. « Les conditions étaient réunies pour des vendanges très précoces, on le voit d’ailleurs dans d’autres régions viticoles, comme en Alsace où les vendanges ont déjà commencé », explique Aurèle Morf, vigneron et propriétaire de la Cave St-Germain qui fêtait ses 20 ans ce week-end.
Mais récolter tôt n’est pas forcément synonyme de qualité. « Non, répond le vigneron, la qualité est multifactorielle, l’avance de la maturité des sucres n’est pas le seul indice auquel on tient, il y a aussi l’acidité du vin, en fonction du niveau de stress hydrique ou thermique. » La décision dépend aussi du style recherché. « Comme on privilégie des vins à acidité assez marquée pour avoir un côté très frais avec des alcools plutôt bas, on anticipe les vendanges pour avoir un potentiel de fraîcheur intéressant », précise-t-il.
Aurèle Morf : « Chaque vigneron va adopter une tactique de vendanges différente selon les vins qu’il cherche à obtenir. »
En résumé, des vendanges hâtives ne garantissent pas une grande année, mais elles offrent au vigneron une marge de manœuvre dans ses choix de vinification. Notons enfin que fin août reste très tôt, la majorité des récoltes se tenant plutôt à la mi-septembre. /tbe









