L’affaire des propos discriminatoires tenus sur WhatsApp par des agents de la Police lausannoise n’est pas un cas isolé. C’est l’avis de l’expert neuchâtelois André Duvillard, mandaté pour engager une réforme de l’institution. Il espère que l’affaire serve d’exemple.
L’affaire a fait scandale le mois dernier au sein de la Police lausannoise. Des agents ont échangé sur WhatsApp des messages sexistes, racistes, homophobes et discriminatoires. Quatre policiers ont été immédiatement suspendus. Quatre autres suspensions ont été annoncées lundi. À présent, la Municipalité souhaite mener une réforme en profondeur. Elle a confié le dossier à André Duvillard, ancien commandant de la Police neuchâteloise et ancien délégué du Réseau national de sécurité.
André Duvillard qui avouait mardi dans la Matinale qu’il avait accepté ce mandat parce que son profil le plaçait dans une position unique pour y répondre, mais aussi par souci de « rendre à la police ce qu’elle lui a donné ». Il salue les premières mesures prises par les autorités, parmi lesquelles la mise en place, annoncée mardi, d’une structure pour permettre aux policiers de se confier en toute confidentialité.
André Duvillard : « Il faut essayer de voir pourquoi on en est arrivé là. »
En ce qui concerne le cœur du dossier, loin de lancer une chasse aux sorcières, le Neuchâtelois estime que ce phénomène est issu de composantes profondes de la culture policière, qui ont également des aspects vertueux, comme l’esprit de corps. Il ne croit pas une seconde que le cas lausannois est isolé, mais « Chaque crise permet de s’améliorer » et que « d’autres institutions vont pouvoir profiter des réformes qui vont être menées ». /jhi









