L’Office fédéral des routes (OFROU) va installer un contrôle de vitesse par tronçon sur la voie montante des Gorges du Seyon. Aucune mesure particulière n’est en revanche envisagée dans le tunnel Est, sous Neuchâtel, très accidentogène.
Les automobilistes qui empruntent la voie montante des Gorges du Seyon devront bien se tenir : l’Office fédéral des routes (OFROU) va installer un radar de contrôle de vitesse par tronçon. Cette mesure est en voie d’homologation. Elle entrera en vigueur dès 2026. Ce tronçon de route est considéré comme un point noir, selon les critères appliqués pour les routes nationales : « Un point noir, c’est simplement le fait que l’on constate sur un périmètre précis que l’on ait huit accidents ou plus au cours d’une année », détaille Olivier Floc’hic, le porte-parole de l’OFROU. « Sur la base des éléments qui peuvent nous être remontés par la Police, soit une vitesse excessive ou un dépassement dangereux, nous intervenons pour garantir la sécurité. »
Avec le système de contrôle de vitesse par tronçon, chaque véhicule qui va circuler sera « photographié » à l’entrée des Gorges du Seyon puis à la sortie. Si sa vitesse moyenne est supérieure à la vitesse autorisée, son conducteur sera verbalisé.
Olivier Floc'hic : « La configuration des Gorges du Seyon est complexe. »
Les pendulaires qui montent à La Chaux-de-Fonds, surtout aux heures de pointe, ne portent pas le même regard que l’OFROU. Ils sont régulièrement confrontés à des accidents dans le tunnel Est, sous Neuchâtel, en direction de Lausanne. Pas plus tard que ce mardi, deux accidents ont été signalés sur ce tronçon à la rédaction de RTN : « Ces impressions sont justifiées », admet Olivier Floc’hic. « C’est la première année que l’on constate qu’il y a eu une récurrence, une répétition plus importante d’accidents dans ce secteur. Mais on doit travailler sur des statistiques fiables. Tous les deux ans, un rapport sur les points noirs de toute la Suisse est établi. Et c’est seulement à la fin de 2026 que nous déciderons si des mesures doivent être prises. »
« Actuellement, ce secteur n’est pas identifié comme un point noir. »
D'abord limiter la vitesse
Pour diminuer le nombre d’accidents, la première mesure qui est prise consiste en général à limiter la vitesse : « Elle n’est souvent pas suffisamment coercitive et l’installation d’un radar fixe s’impose souvent », insiste Olivier Floc’hic.
L’idée serait peut-être aussi de séparer les voies de circulation beaucoup plus rapidement, l’une réservée en direction de Lausanne et l’autre de La Chaux-de-Fonds : « Une séparation de voie peut répondre à la question. Mais il est beaucoup trop tôt pour l’envisager ».
Quant à la Police neuchâteloise, en cas d’accident sur les routes nationales, elle est autorisée à modifier rapidement la signalisation lumineuse. Mais pour toutes mesures plus intrusives et régulières, seul le propriétaire des infrastructures – en l’occurrence la Confédération – est à même d’intervenir, notamment en cas de limitation de la vitesse. /mne









