Le Rétro Circuit Porrentruy–Courtedoux a accueilli un invité particulier lors de son édition 2025. Michel Bugatti, fils du célèbre constructeur Ettore Bugatti, était présent durant la manifestation organisée du 5 au 7 septembre. Il a fait le déplacement en Ajoie avec une partie de sa famille pour assister à cette reconstitution historique du circuit utilisé dans les années 1947 à 1954.
Organisé tous les deux ans, l’événement propose une démonstration non compétitive sur le tracé d’origine, long de 3,6 kilomètres, empruntant les routes entre Porrentruy et Courtedoux. Il rassemble motos anciennes et voitures de collection dans un esprit de mise en valeur du patrimoine automobile. Nouveauté cette année, une trentaine de véhicules anciens ont réalisé un tour à travers les trois districts. La manifestation a également été marquée par une exposition de véhicules anciens, des stands techniques, ainsi que des échanges entre passionnés d’histoire mécanique. Pour les organisateurs.
Entretien avec Michel Bugatti :
Une première fois en Ajoie
La présence de Michel Bugatti et sa famille s’inscrit dans cette logique. Né en 1945, il est l’un des derniers représentants directs de la famille à porter le nom de l’ingénieur italo-français, fondateur de la marque éponyme en 1909 à Molsheim en Alsace. Michel Bugatti n’a pas connu personnellement son père, mais reste très attaché à son héritage, même s’il n’a pas baigné dans le monde automobile toute sa vie. Il participe régulièrement aux événements qui mettent en valeur les productions de la maison Bugatti. « Mon père ne cédait pas à la mode, il disait qu’il voulait faire la voiture qui lui plaisait. Ce sont des voitures très esthétiques. Au niveau mécanique par exemple il présentait le moteur guilloché, comme un bijou. »
Mais les performances n’étaient pas en reste. Les voitures conçues par Ettore Bugatti étaient aussi réputées pour leur efficacité et leur rapidité sur la route. Pour Michel Bugatti, les conduire aujourd’hui reste une expérience forte, entre fierté personnelle et transmission d’un savoir-faire rare.
Sa première Bugatti était électrique
S’il n’a pas connu son père, Michel Bugatti entretient tout de même de précieux souvenir d’enfance liés à la marque emblématique, notamment à Beaulieu-sur-Mer, où se trouvait l'une des propriétés de son père. C'est là qu'il a conduit sa première voiture, si l'on peut dire. « C’était une bébé Bugatti, se souvient-il en souriant. C'est une voiture pour enfants que mon père mettait parfois à disposition de la clientèle. Elle était électrique et je la conduisais dans la propriété. » /tna











