Neuchâtel a adopté le permis d'élève conducteur numérique

Le canton de Neuchâtel et quatre autres cantons ont introduit le permis d'élève conducteur ...
Neuchâtel a adopté le permis d'élève conducteur numérique

Le canton de Neuchâtel et quatre autres cantons ont introduit le permis d'élève conducteur électronique (ePEC). Cet outil, présenté lundi par le conseiller fédéral Beat Jans à Boudevilliers, sera disponible à la fin de l'année dans toute la Suisse.

Photo: KEYSTONE/CYRIL ZINGARO Photo: KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

Tous les nouveaux conducteurs neuchâtelois peuvent désormais recevoir leur permis d’élève sous forme électronique. L’ePEC avait été introduit en mai 2024 dans le canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures sous la forme d’un projet pilote. Désormais, il est aussi possible d’obtenir un permis d’élève conducteur dématérialisé à Neuchâtel, à Berne, au Tessin et en Valais, a annoncé le Département fédéral de justice et police (DFJP).

Après la réussite de l’examen théorique, l’ePEC est conservé sur le smartphone via une application mobile. Enregistré dans son téléphone, il suffit de le présenter lors d’une leçon de conduite ou d’un contrôle routier.

Présentation de l’ePEC par Cécile Détraz :

Concrètement, le format digital permet aux élèves conducteurs de recevoir plus vite ce permis provisoire, ainsi que la possibilité de l’avoir sur son smartphone en tout temps. Mais sa mise en œuvre devrait également impacter positivement les administrations, selon le conseiller fédéral Beat Jans. Philippe Burri, directeur du Service neuchâtelois des automobiles et de la navigation (SCAN) le confirme : « C’est plus simple à gérer qu’un permis papier et c’est moins cher pour nous. » À terme, Philippe Burri estime que l’ePEC pourra être obtenu pour cinq francs moins cher que sa version papier (35 francs, contre 40 francs actuellement).

Philippe Burri : « Il y a beaucoup moins d’opérations pour le réaliser. »

Le canton de Neuchâtel précurseur

Pour la conseillère d’État neuchâteloise en charge de la digitalisation, Céline Vara, faire partie de cette étape pilote s’inscrivait naturellement dans la stratégie du canton en termes de numérique. « Nous avons été un canton précurseur en mettant en place le guichet unique il y a 20 ans », insiste Céline Vara. Ainsi, il était important, selon la politicienne, de participer à cette phase de test : « Par rapport à la majorité des cantons, Neuchâtel a cette expérience digitale et on sait qu’il y a une vraie demande. Pour le canton de Neuchâtel, la plus-value c’est vraiment l’expérience en collaboration avec les autres cantons. »

Céline Vara : « L’ePEC s’inscrit dans une stratégie neuchâteloise déjà assez ancienne. »

Une annonce dans un contexte de votation

À noter que l’ePEC s’inscrit dans le contexte de la future identité électronique (e-ID), soumise à votation le 28 septembre 2025. Ainsi, ce projet pilote veut rassurer la population et peut-être la convaincre d’un tournant digital plus global. Le conseiller fédéral en charge du Département fédéral de justice et police, Beat Jans, le confirme : « Avec des projets très concrets nous pouvons montrer que ce sont des solutions sûres. On a une preuve dans la pratique. »

Beat Jans : « Il faut prouver à la population que ça marche. »

À ce jour, les nouveaux élèves conducteurs neuchâtelois qui le souhaitent peuvent recevoir le permis physique et digital. Dès 2026, ils pourront choisir l’un ou l’autre. L’ePEC est pour l’instant reconnu dans toute la Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein. /ATS-cde

 

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