Une plateforme de décarbonation des produits agricoles suisses

Les parties prenantes d’AgroImpact se sont réunies mardi à Daillens pour présenter la première ...
Une plateforme de décarbonation des produits agricoles suisses

Les parties prenantes d’AgroImpact se sont réunies mardi à Daillens pour présenter la première plateforme de décarbonation des produits agricoles. Ce projet inédit réunit, entre autres, producteurs, industriels, chercheurs et cantons, dont le Jura.

Les parties prenantes d’AgroImpact - dont les Jurassiens François Monin, Boris Beuret et Jean-Paul Lachat - se sont réunies mardi à Daillens pour présenter la première plateforme de décarbonation des produits agricoles. (Photo : KEYSTONE/CYRIL ZINGARO.)
Les parties prenantes d’AgroImpact - dont les Jurassiens François Monin, Boris Beuret et Jean-Paul Lachat - se sont réunies mardi à Daillens pour présenter la première plateforme de décarbonation des produits agricoles. (Photo : KEYSTONE/CYRIL ZINGARO.)

Soutenir l’agriculture suisse dans la transition écologique : c’est l’objectif de l’association intercantonale AgroImpact, qui a présenté mardi sa plateforme de décarbonation des produits agricoles. Elle associe les fermes aux entreprises du secteur alimentaire. Le projet réunit producteurs, industriels, chercheurs, chambres d’agriculture, ONG et cantons, dont le Jura.

Ce système inédit permet aux agriculteurs de monétiser leurs efforts environnementaux via un système de primes. Celles-ci sont versées par des entreprises qui contribuent ainsi à réduire l’empreinte carbone de leur approvisionnement. AgroImpact n’émet pas de certificats carbone : la réduction des émissions de CO₂ est directement liée au produit, qui peut être acheté par l’industrie pour améliorer le bilan climatique de sa chaîne d’approvisionnement. La directrice d’AgroImpact, Aude Jarabo, souhaite collaborer avec la moitié des fermes suisses d’ici 2050.

Aude Jarabo : « On a vraiment un objectif d’engager au moins 20'000 fermes à l’horizon 2030. »

La plateforme est déjà utilisée par plusieurs grands groupes : Nestlé Suisse, Groupe Minoteries, Sucre Suisse, Florin et Lidl. Du côté des fermes, elles sont actuellement 281, issues de plusieurs cantons (Jura, Berne, Fribourg, Genève, Neuchâtel et Vaud), à avoir demandé un bilan carbone complet, et 128 à avoir déjà adopté un plan climatique personnalisé sur six ans.

« Chaque exploitant est payé en fonction de son impact. »

Chambres d’agriculture, scientifiques, ONG et cantons — romands essentiellement pour le moment — participent aussi au projet. /ATS-mvu


 

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