« Les violences policières ne peuvent pas être tolérées »

Le Gouvernement jurassien a apporté lundi sa réponse à la question écrite déposée par le député ...
« Les violences policières ne peuvent pas être tolérées »

Le Gouvernement jurassien a apporté lundi sa réponse à la question écrite déposée par le député Gauthier Corbat après le licenciement d’un sergent-chef pour abus d’autorité envers un suspect.

Une question écrite avait été déposée au Parlement après le licenciement d'un sergent-chef de la police cantonale. (Photo d'illustration).  Une question écrite avait été déposée au Parlement après le licenciement d'un sergent-chef de la police cantonale. (Photo d'illustration). 

L’Etat jurassien ne doit pas tolérer les violences policières. Le Gouvernement l’indique lundi en réponse à la question écrite de Gauthier Corbat (Le Centre) sur le licenciement d’un sergent-chef de la police cantonale pour abus d’autorité. Un licenciement contesté en justice par l’agent concerné. Dans son intervention, le député de Vendlincourt avait notamment évoqué une claque à l’arrière du crâne d’un suspect menotté et continuant de discuter avec ses comparses. Il avait demandé à l’exécutif s’il estimait la mesure proportionnée aux faits reprochés.

Dans sa réponse, le Gouvernement indique en préambule qu’il ne peut pas se prononcer sur le comportement du policier, la procédure étant toujours en cours. Il estime toutefois que « les agissements tels que décrits dans la question écrite contreviennent manifestement aux règles légales en vigueur », notamment la Loi sur la police cantonale. « Rien ne saurait justifier qu’un policier donne une "claque" à une personne menottée qui, de fait, ne représente aucun danger pour la sécurité publique ni pour l’agent de police lui-même », indique l’exécutif. Face à un tel cas de figure, le Gouvernement est d’avis qu’un licenciement en raison d'une faute grave est pleinement justifié.


Des procédures respectées

Il ajoute que, dans le cas qui fait l’objet de la question écrite, toutes les garanties de procédure ont été respectées. L’employé en question a été entendu et a pu, avec les conseils de son avocat, se prononcer sur chaque élément du dossier, avant que la décision soit rendue et, cas échéant, recourir contre celle-ci, souligne l’exécutif.

Le Gouvernement jurassien ajoute que la décision de licenciement immédiat répondait, par ailleurs, à une nécessité de préserver l’intégrité et la crédibilité de la police cantonale jurassienne. /alr


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