Un nouveau recueil de poèmes de l’auteur jurassien disparu en 2024 est paru cette semaine. Mais il reste dans ses carnets de nombreux textes inédits. La famille, et notamment son fils Laurent, envisage plusieurs manières de mettre ces écrits en lumière.
Faire vivre l’héritage d’Alexandre Voisard pour que son œuvre perdure : c’est la mission qui incombe à sa famille. À sa mort, en octobre 2024, le poète jurassien laissait derrière lui de nombreux carnets. « Il en avait toujours un sur lui, et il y a largement de quoi publier quelques œuvres posthumes », explique son fils Laurent qui ajoute : « Mais je ne sais pas si on trouvera à la fois l’énergie, la maison d’édition et des fonds pour publier ce qui n’a pas été publié. »
Laurent Voisard : « La question de l’oubli et de ce qui reste, c’est assez fondamental. »
De la poésie, mais pas seulement
Cependant le processus a déjà démarré : outre le recueil « Incipit », paru cette semaine, un an exactement après le décès d’Alexandre Voisard, un autre ouvrage verra le jour au printemps 2026. Il ne s’agit pas de poésie cette fois-ci, mais d’un texte très autobiographique de l’auteur, basé sur une lettre écrite à son père, dont il n’a jamais obtenu la reconnaissance pour son art. Il y raconte donc une période de sa vie, celle de son entrée en poésie. Ce livre, intitulé « Haut le cœur », paraîtra aux Editions Empreintes, à l’instar du nouveau recueil.Le poète avait également manifesté l’envie, de son vivant, de réaliser un jour une anthologie de ses œuvre, sorte de « best of » en un volume. Laurent Voisard nous a confié que ce souhait sera concrétisé. Mais si les publications sont un moyen de continuer à faire vivre l’œuvre de l’auteur, il en existe d’autres. Ainsi, Laurent Voisard aimerait faire en sorte qu’un site internet soit consacré à son père : « Il y a largement le matériel pour faire vivre un site avec de l’actualité poétique ». /lad









