Les nouveaux panneaux solaires installés à Mont-Soleil produisent davantage de courant en hiver que ce qui était prévu. C’est le constat tiré lundi par les porteurs du projet « PV en cohabitation » qui doit concilier l’extension de la centrale solaire avec la nature. « Les premiers résultats sont remarquables », clame Martin Pfisterer, responsable du projet global.
Les spécialistes de la Haute école spécialisée bernoise indiquent que la production d’énergie en hiver à Mont-Soleil répond aux directives fédérales. Mieux : les résultats seraient même supérieurs aux attentes, explique Martin Pfisterer qui précise en quoi ce point est important pour le projet.
Martin Pfisterer : « C’est un site qui se prête bien pour la production photovoltaïque. »
Relation harmonieuse
La nature s’est par ailleurs bien acclimatée à la présence de panneaux solaires dans les champs, selon les études présentées lundi. Car l’objectif du projet « PV en cohabitation », porté conjointement par la Bourgeoisie de St-Imier, la Société Mont-Soleil, la Société des Forces électriques de La Goule SA et l’Espace Découverte Energie, n’était pas uniquement de mesurer la production d’énergie ; il s’agit aussi d’observer la relation entre ces installations, hautes de plusieurs mètres, les animaux et les végétaux. Les animaux (des bovins et des moutons) ont notamment été équipés de GPS pour l’occasion.
Le constat : la cohabitation est sereine, Martin Pfisterer parlant même « d’effets positifs » quant à la présence de ces structures. Il évoque, par exemple, la protection des sols et l’ombrage pour les animaux :
« Les animaux ont très bien réagi. »
Les études vont se poursuivre sur le site de Mont-Soleil et d’autres acteurs ont même été associés aux recherches. La Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage va notamment s’intéresser à la meilleure manière d’intégrer les structures dans l’environnement local. Le professeur Thibault Lachat, de la Haute école spécialisée bernoise va, lui, évaluer l’effet sur les pâturages boisés :
« Sans cohabitation, on ne peut rien faire. »
A l’heure actuelle, une seule de ces tables photovoltaïques a été installée à Mont-Soleil. Les porteurs du projet sont encore dans l’attente d’une autorisation de construction. « Mais nous poursuivons nos travaux de recherche pour améliorer la réalisation concrète », relativise Martin Pfisterer. /amo









