L’Université de Neuchâtel a tenu son traditionnel Dies Academicus ce samedi à l’Aula des Jeunes Rives. Quatre doctorats honoris causa ont été remis, alors que le recteur Kilian Stoffel dirigeait cette manifestation pour la dixième et dernière fois.
« Abracadabra ! » C’est par cette formule magique que le recteur de l’Université de Neuchâtel Kilian Stoffel a ouvert le Dies Academicus ce samedi matin. Une volonté assumée pour celui qui dirigeait la manifestation pour la dixième et dernière fois, un an après avoir annoncé… qu’il animait déjà sa dernière fois. Un retour « magique » donc. Il faut dire qu’entre-temps, l’équipe actuelle du rectorat a accepté de prolonger son mandat d’un semestre afin d’assurer la transition avec Deniz Gyger Gaspoz, qui prendra ses fonctions de rectrice au 1er février 2026.
C’est sur le thème de « l’art de transmettre » que les allocutions se sont orientées ce samedi matin, alors que le rectorat est en pleine transmission de dossiers. Les transmissions des savoirs universitaires se font depuis des siècles, par des discussions notamment. Et comme l’a souligné Kilian Stoffel, « c’est quelque chose qui est très humain, très relationnel et il y a toujours un petit peu de magie autour de ces interactions humaines ». Quelque 400 personnes étaient présentes pour assister à la manifestation.
Kilian Stoffel : « [Diriger le Dies Academicus], ça reste assez émotionnel. »
Lors de ce 80e Dies Academicus, quatre doctorats honoris causa ont été remis. Ils ont distingué les travaux de la spécialiste des migrations et relations interculturelles Zahra Banisadr, bien connue dans le domaine à Neuchâtel ; le professeur spécialiste du droit privé et ancien professeur de l’Université de Neuchâtel, Thomas Probst ; ainsi que le professeur allemand de management Andreas Georg Scherer. Venue des Etats-Unis, la professeure de psychologie Tahira Michelle Probst a également reçu la distinction pour ses travaux concernant les causes de stress économiques sur la santé, la sécurité et la performance des employés. Ses recherches portent notamment sur les insécurités liées au travail. Par exemple avec « le développement de l’intelligence artificielle : des personnes se demandent comment cela va affecter leur travail, leur rôle ou leurs tâches, et même si leur poste existera toujours dans le futur. »
Tahira Probst : « Il y a beaucoup de causes de stress sur un lieu de travail. »
Tahira Probst a aussi apprécié sa venue à Neuchâtel et le thème choisi pour ce Dies Academicus. « Une grande partie de mes recherches met en relation la théorie et la pratique, et comment nous pouvons transmettre le travail que nous faisons dans notre tour d’ivoire dans le monde réel. » /swe









