Après Berne et le Tessin, la grogne dans le secteur de la construction a gagné l’Arc jurassien. Une manifestation qui a réuni 350 maçons de la région – dont des Jurassiens – s’est tenue ce lundi après-midi à La Chaux-de-Fonds. Le mouvement était organisé par les syndicats Unia et Syna. Il entre dans le cadre des discussions sur le renouvellement de la Convention nationale qui n’ont toujours pas trouvé d’issue, alors que le document actuel expirera à la fin de l’année. Les ouvriers du secteur de la construction réclament des horaires de travail plus compatibles avec la vie familiale, le paiement intégral du temps de déplacement sur les chantiers, une pause du matin rémunérée et une garantie de la compensation du renchérissement. Les syndicats affirment également que la Société suisse des entrepreneurs (SSE) propose « des détériorations radicales », comme un allongement de la durée du travail ou encore la suppression des suppléments pour le travail du samedi. José, un employé d’une entreprise jurassienne active dans le domaine de la construction, ne cache pas son sentiment : « On n’est pas content parce qu’il me semble que les patrons profitent un peu de nous ! ». « Si on nous fait encore travailler le samedi, on n’aura plus de vie de famille », poursuit José qui se dit déterminé à poursuivre le mouvement de protestation et qui estime que les patrons vont devoir lâcher du lest. « Si cela continue comme ça, il ne va pas rester beaucoup de monde sur les chantiers, déjà qu’il n’y a pas beaucoup d’apprentis », souligne José.
José, ouvrier jurassien dans la construction : « On n’a déjà pas de vie de famille… »
Une grande manifestation commune d’ouvriers de la construction de toute la Suisse romande est prévue mardi à Lausanne. /comm-fco









