L’ingénierie de la HE-ARC au service de la médecine

La Haute Ecole Arc Ingénierie a lancé ce mercredi un projet de micro-usine intelligente pour ...
L’ingénierie de la HE-ARC au service de la médecine

La Haute Ecole Arc Ingénierie a lancé ce mercredi un projet de micro-usine intelligente pour accélérer les traitements personnalisés contre le cancer. Avec ses 23 partenaires, elle a quatre ans et près de 13 millions de francs pour développer cet outil.

Le directeur adjoint de la Haute École Arc Ingénierie Nabil Ouerhani, à gauche, a présenté ORION aux côtés de Marianna Kruithof-de Julio et de Jérôme Charmet. (Photo : HE-ARC) Le directeur adjoint de la Haute École Arc Ingénierie Nabil Ouerhani, à gauche, a présenté ORION aux côtés de Marianna Kruithof-de Julio et de Jérôme Charmet. (Photo : HE-ARC)

L’ingénierie de la HE-ARC au service de la médecine. Un projet de micro-usine intelligente a été lancé ce mercredi. Développé par la Haute École d’ingénierie de Neuchâtel, en partenariat avec 23 entités de domaines différents et de tout le pays, il vise à accélérer les traitements personnalisés contre le cancer. Baptisé ORION, le projet a été sélectionné par l’agence fédérale pour l’encouragement de l’innovation, Innosuisse. Il bénéficie d’un budget de 13 millions de francs sur quatre ans. « Concrètement, on va extraire des cellules des tumeurs d'un patient les étudier et créer des petites répliques de la tumeur sur laquelle elle va tester différents médicaments », explique Jérôme Charmet, professeur en ingénierie biomédicale à la HE-ARC et chef du projet Orion.

Jérôme Charmet : « L'idée étant de pouvoir trouver le traitement adéquat selon le patient et sa tumeur. »

Le MicroLean Lab de la HE-ARC produit déjà deux autres micro-usines intelligentes : une dans l’horlogerie et l’autre dans le stockage de données de l’ADN. En quoi celle-ci sera différente ? « La philosophie qui reste la même […] Mais évidemment, la façon dont elle est implémentée est très différente parce qu'on a des contraintes différentes, des environnements différents », précise Jérôme Charmet.

« C'est une micro-usine qui est vraiment autonome, qui est consciente de ce qu'elle fait et puis qui peut se corriger, s'améliorer. »

Accélérer le processus sans remplacer l’humain

Le procédé que devra effectuer l’installation de la HE-ARC est déjà réalisée par des humains actuellement. Mais cette micro-usine intelligente a de multiples avantages. Notamment le gain de temps pour faire ces tests, relève Marianna Kruithof-de Julio, professeure en recherche biomédicale à l’Université de Berne.

Marianna Kruithof-de Julio : « Avec cette micro-usine particulière, toute la partie humaine serait automatisée. »

Le chemin est encore long pour voir cette micro-usine intelligente dans des hôpitaux ou entreprises de la pharma, mais une chose est sûre : elle ne remplacera pas les êtres humains, nous assure Marianna Kruithof-de Julio. « Ce que nous aimerions faire, c'est rendre ce type de système accessible à tous. »

« Un tel système nous permettrait d'examiner beaucoup plus de patients et d'aider plus de gens en même temps. »

Le projet de la Haute École Arc Ingénierie et ses 23 partenaires doit durer jusqu’en novembre 2029. /lgn


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