Le Gouvernement jurassien ne compte pas modifier sa pratique concernant les voyages scolaires à Auschwitz. C’est ce qu’il répond à Rémy Meury qui avait déposé une question écrite en septembre. Depuis 2007, le Service de l’enseignement collabore avec la Coordination intercommunautaire contre l’Antisémitisme et la Diffamation (CICAD) pour proposer des visites dans le camp d'extermination polonais. L’association paie la moitié du voyage.
Rien à dire sur le fond, affirme le député CS-POP qui salue la volonté de ne pas laisser tomber dans l’oubli les atrocités commises dans les camps de la mort il y a plus de 80 ans. La méfiance est de mise vis-à-vis du secrétaire de la CICAD Johanne Gurfinkiel que Rémy Meury accuse notamment de « minimiser le crime contre l’humanité perpétré par le Gouvernement israélien à Gaza. » Le parlementaire delémontain faisait part de ses craintes de voir l’association profiter de ces voyages « pour faire du prosélytisme, si ce n’est de la propagande ».
Prosélytisme pas toléré
Le Gouvernement jurassien estime, que les positions du dirigeant de la CICAD relèvent du débat d’opinion politique ou géopolitique et ne modifient pas la valeur historique, éducative et mémorielle d’un déplacement à Auschwitz. Aucun prosélytisme religieux ou politique n’est toléré. Les éducateurs qui se verraient confrontés à des propos inappropriés seraient tenus de le signaler. Le Département de la Formation de la Culture et des Sports (DFCS) rappellera aux enseignants qui participent à ce voyage qu’il doit être appréhendé dans le strict respect de la neutralité professionnelle. Le Gouvernement n’envisage pas d’organiser lui-même ce type de déplacement. Le DFCS continuera donc de relayer la possibilité de se rendre dans le camp d’extermination d’Auschwitz. /rce








