Le directeur de la Chambre de commerce et d’industrie du Jura réagit à la baisse des droits de douane américains sur les produits suisses. Le taux baissera prochainement à 15% au lieu des 39% actuellement en vigueur.
L’heure est au soulagement mais pas au triomphalisme pour l’économie jurassienne. Ce vendredi, le Conseil fédéral a annoncé qu’il avait trouvé un accord avec les Etats-Unis pour baisser les droits de douane sur les produits helvétiques qui passeront de 39% à 15%. Cette évolution entrera en vigueur dans quelques semaines.
Invité dans le Journal de 18h sur RFJ, le directeur de la Chambre de commerce et d’industrie du Jura (CCIJ), Pierre-Alain Berret, a parlé d’un « soulagement » alors que cette évolution « était attendue depuis plusieurs mois » dans le monde économique jurassien après des semaines très difficiles. Selon Pierre-Alain Berret, il ne faut toutefois pas fanfaronner, car les droits antérieurs pourraient s’additionner et on pourrait ainsi se retrouver avec un taux à environ 20%, ce qui est toujours particulièrement conséquent. Aussi, ce sont actuellement 120 entreprises qui ont demandé des RHT : « On va leur redonner un peu d’oxygène mais il reste des contraintes », tempère Pierre-Alain Berret qui affirme toutefois qu’il faut aussi savourer la nouvelle du jour.
Être à hauteur de la concurrence
Nos voisins et les autres membres de l’Union européenne font face à des droits de douane de 15% depuis plusieurs semaines. Il en va de même pour le Japon et la Corée du Sud, particulièrement actifs sur le marché des machines. Selon Pierre-Alain Berret, il était primordial que les droits de douane infligés à la Suisse redescendent : « On va pouvoir jouer dans la même ligue », se réjouit le directeur de la CCIJ qui affirment que certaines entreprises implantées aujourd’hui dans le Jura envisageaient de délocaliser en France ou en Allemagne pour rester concurrentielles et continuer à vendre aux Etats-Unis. « On devrait donc maintenant pouvoir les garder ici », s’est réjoui Pierre-Alain Berret.
A noter encore que le Conseil fédéral – représenté ces derniers jours aux Etats-Unis par son ministre de l'Economie Guy Parmelin – a fait quelques concessions pour faire aboutir cet accord. L'économie suisse s'est engagée à effectuer 200 milliards de dollars d’investissements directs aux Etats-Unis d’ici à fin 2028. Une grande partie de ceux-ci sera opérée dans le domaine de la pharma. /mle









